Mot-clef : Nicholas Mulroy

Esther

Esther de Haendel, version 1720

On connaît l’importance qu’eut dans la carrière de Georg Friedrich Haendel la première audition, en 1732, de son oratorio Esther. Destiné alors à contrer diverses entreprises de piratage, l’ouvrage proposé par le compositeur à son public londonien était en réalité la version étoffée d’une œuvre de jeunesse présentée en 1718 à Cannons pour le futur duc de Chandos, auprès de qui Haendel était compositeur en résidence. Le présent enregistrement s’appuie ...
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Un Messie policé au Théâtre des Champs-Elysées

Quel meilleur moyen d'attendre Noël que d'écouter Le Messie, comme on le fait dans tous les pays anglophones ? Les artistes britanniques se produisent dans les très beaux décors, couverts de signes ésotériques, de William Kentridge et Sabine Theunissen, installés pour La flûte enchantée qui se donne en même temps. C'est d'ailleurs l'idée d'un Messie des Lumières qui s'impose, l'expression d'une religion éclairée et naturelle. Claveciniste distingué, Lawrence Cummings agrémente récitatifs ...
Bach allégé

Bach allégé par Les Musiciens du Louvre

Après Hambourg, Cuenca, Grenoble et Cracovie, c’est à Paris en cette veille de Pâques que les Musiciens du Louvre clôturaient leur tournée avec la Passion selon Saint Jean de Bach. Pour cette production, Marc Minkowski a retenu la première version (1724), représentée sans entracte, en incluant dans la première partie un air pour basse accompagné par deux flûtes et le continuo sur un choral chanté par la soprano (Himmel reisse, ...
Un concert spirituel

Domaine Privé de John Eliot Gardiner, un concert spirituel

Avec une grande simplicité et beaucoup d’humilité, Sir John Eliot Gardiner nous a offert un concert des plus magnifiques. Avec pudeur, il nous a confié un « secret » musical et nous a fait plonger dans le passé vers un domaine qui lui est cher : la musique baroque française. Trois univers ont cœxisté ce soir là et trois grands compositeurs nous ont rendu une petite « visite » : Messieurs François Couperin, Jean-Philippe Rameau et ...
Un Castor et Pollux un peu timide

Un Castor et Pollux un peu timide

Gardiner revient à ses premieres amours « Rameau les éclipsera tous. » Cette prophétie de Campra, lors de la représentation d’Hippolyte et Aricie en 1733, pourrait résumer à elle seule l’histoire de la postérité du dijonnais de Louis XV. Si tous les grands compositeurs de son temps avaient déjà produit l’essentiel de leurs œuvres à cinquante ans, Rameau quant à lui n’en est encore qu’à quelques compositions. Mais c’est un homme dont la ...