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Festival d’Auvers-sur-Oise : la résurrection du Pater Seraphicus

Du vivant de Gounod, sa musique sacrée était considérée comme le sommet de son œuvre. Aujourd’hui, en dehors de l'inévitable Ave Maria, cette vaste production a disparu du répertoire, et il faut bien une occasion romanesque pour qu'on en retrouve au programme : on avait perdu toute trace de ce petit oratorio créé en mars 1891 par la Société des concerts du Conservatoire, jusqu'au jour où le directeur du Festival ...
Amour divin ou charnel ?

Le Martyre de Saint Sébastien, amour divin ou charnel ?

Pour le centenaire de sa création en ses murs, le théâtre du Châtelet donnait le Martyre de Saint Sébastien de Debussy, dans une version raccourcie (le texte, du moins) par les soins de Sylvie Chenus et interprétée par de jeunes musiciens et comédiens, réunis sous la houlette d’Alain Louvier. Si la pièce était donnée telle quelle, la représentation durerait dit-on dans les cinq heures. Le parti pris de lui donner ...
Le Faust enchanté

Le Faust enchanté

Orchestre de Paris Enfin un oratorio de Schumann donné en concert dans cette année de cent-cinquantenaire. Et pas n’importe lequel : Scènes de Faust est l’œuvre la plus complexe et la plus longue de son auteur, à mi-chemin entre l’opéra et la cantate, dont la gestation s’étale sur près de dix ans. Composé à rebours, Scènes de Faust commence sur une tortueuse première partie dans laquelle est exclue le pacte de Faust ...
Les couleurs sombres de Werther

Werther par Thomas Hampson, version baryton de référence

L’influence de Massenet sur le jeune Debussy n’est plus à démontrer. Cette nouvelle version de Werther – l’exacte contemporaine de Pelléas – la rapproche de l’atmosphère sombre et ténébreuse du drame de Maeterlinck. Mais, n’est-ce pas plutôt l’inverse ? L’œuvre de Massenet était achevée dès 1887 et refusée aussitôt. Elle fut représenté en 1892 à Vienne, en allemand, par le célèbre ténor wagnérien Ernest Van Dyck. Enfin, le compositeur remit sur ...
Les effluves du sacré

John Nelson dirige L’enfance du Christ à Notre-Dame de Paris

Sous les hautes voûtes résonantes de la cathédrale de Paris, John Nelson, chef titulaire de l’Ensemble Orchestral de Paris abordait une fois encore son répertoire favori en dirigeant L’Enfance du Christ, trilogie sacrée d’Hector Berlioz créée le 10 décembre 1854. On avait pu déjà apprécier, lors des fêtes du bicentenaire de la mort du compositeur, l’engagement du chef anglais pour la musique de Berlioz dont il fut l’un des plus ...