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Marta Wryk et Anna Lucia Richter enchantent à Cologne

Concerts, La Scène, Musique de chambre et récital

Cologne. Sancta Clara Keller. 28-II-2016. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), André Jolivet (1905-1974), Johannes Brahms (1833-1897), Francis Poulenc (1899-1963), Ernest Chausson (1855-1899), Franz Schubert (1797-1828). Anna Lucia Richter, soprano ; Marta Wryk, mezzo-soprano. Kölner Kammersolisten : Alja Velkaverh, flûte ; Blaž Šparovec, clarinette ; Egon Hellrun, cor ; José Maria Blumenschein et Juta Õunapuu-Mocanita, violon ; Matthias Buchholz, alto ; Simon Deffner, violoncelle ; Nicholas Rimmer, piano ; Saskia Kwast, harpe.

DSCF9786c (003)Réuni dans les caves d’un ancien monastère,  un groupe de jeunes musiciens parcourt trois siècles de musique de chambre.

Promouvoir la musique de chambre, faire découvrir ses richesses à un public souvent en quête d’effets plus spectaculaires, sont les buts déclarés des « Kölner Kammersolisten ». Formation à géométrie variable, fondée en 2011, elle est composée d’une bonne douzaine de musiciens, membres, pour la plupart, des deux grands orchestres de Cologne. A l’intérêt purement musical s’ajoute cette saison un autre atout, architectural cette fois. Les concerts ont lieu à la cave Sancta Clara, unique vestige d’un vaste monastère médiéval, détruit au début du XIXe siècle.

Pour le cinquième concert de la saison, intitulé « Influences – Chant », les instrumentistes ont invité deux jeunes chanteuses parmi les plus prometteuses du moment : et . La mezzo polonaise domine la première partie. Avec « Parto, parto », l’air de Sesto tiré de la Clémence de Titus, elle place la barre bien haut : voix longue et belle, homogène sur toute la tessiture, vocalises précises, aigu facile. Mais surtout, Wryk est une fine musicienne sachant colorer sa voix en fonction des instruments qui l’entourent. Plutôt claire pour répondre à la clarinette de Blaž Šparovec (Mozart), tout de velours pour se marier à l’alto de Matthias Buchholz (Brahms : Zwei Gesänge op. 91), elle prend une ampleur insoupçonnée dans Chanson perpétuelle d’ où le quatuor à cordes (guidé par le formidable , futur premier violon des Wiener Philharmoniker) fait tout pour remplacer un orchestre entier. Sans oublier l’humour grotesque de la Rapsodie nègre de qui amuse visiblement toute la bande de musiciens.

Changement de tonalité avec l’entrée d’. Voix jeune et lumineuse, capable de superbes nuances, elle nous entraîne dans l’univers souriant d’un romanticisme un rien artificiel, mais tout en beauté. Bercé par le doux cor d’Egon Hellrung Auf dem Strom est un moment de pur bonheur, la soirée se terminant par un passionnant Hirt auf dem Felsen où voix, piano et clarinette se marient de façon merveilleuse.

Photo: et les Kölner Kammersolisten (c) Fyfe Images

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