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Kirill Gerstein dans Liszt, Tchaïkovski et Prokofiev

À emporter, CD, Musique de chambre et récital, Musique symphonique

Franz Liszt (1811-1886) : Etudes d’exécution transcendante. Kirill Gerstein, piano. 1 CD Myrios Classics MYRO19. Enregistré les 12-15 décembre 2015 à la Konzertsaal der Siemes-Villa, Berlin –Lankwitz. Notice trilingue : anglais, allemand et français. Durée : 64’
Tchaïkovski (1840-1893) : Concerto pour piano et orchestre n° 1 en si bémol mineur, op. 23 (version de 1879) ; Sergei Prokofiev (1891-1953) : Concerto pour piano n° 2 en do mineur, op. 16. Kirill Gerstein, piano ; Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, dir. James Gaffigan. 1 CD Myrios Classics MYRO16. Enregistré les 23-27 juin 014 au Funkhaus Berlin Nalestrasse. Notice trilingue : anglais, allemand et français. Durée : 65’25

 

myr019_frontcover_1024x1024Deux CD Myrios Classics offre une belle occasion de découvrir ou d’approfondir l’art du pianiste .

Cet artiste apprécié bénéficie d’une grande renommée de par sa solide formation, ses interprétations de haut niveau, les récompenses nombreuses qui l’ont honoré et ses engagements souvent prestigieux. Né en Russie en 1979 il prend la nationalité américaine en 2003 et partage son temps et ses activités entre les Etats-Unis et l’Europe. En dépit d’une concurrence redoutable, notamment celle, récentes de Daniil Trofonov, il consacre un enregistrement aux Etudes d’exécution transcendante de dans lequel il affiche ses qualités techniques et sa capacité de transcendance d’une musique exceptionnellement riche de mille qualités. Si cette musique est redevable de grands devanciers tels que Haydn, Beethoven et Czerny, elle ajoute sa part de spectaculaire mais également de  poésie et d’anticipation d’esthétiques à venir, sa revendication affichée de virtuosité mais encore son potentiel méditatif extraordinaire.

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L’autre CD dont est le soliste, très à l’aise et à la musicalité indéniable, revient à deux grands concertos. D’abord,  le Concerto n° 1 en si bémol mineur de Tchaïkovski dans sa version rarement jouée, de 1879, déjà riche de lyrisme débordant et de rebondissements relatifs à ses états d’âme. L’autre, est le Concerto n° 2 en sol mineur de Sergeï Prokofiev, né deux ans avant la mort de son compatriote romantique. Là, Gerstein s’adapte parfaitement au style plus rude, plus heurté de Prokofiev et trouve sa place au milieu d’un orchestre rutilant, scintillant et pétri de rythmes moins conciliants et doucereux que son devancier. Le et son chef servent comme il se doit ces musts de la musique orchestrale avec soliste.

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