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Aspects de la musique de chambre maçonnique de Mozart

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L’idéal maçonnique. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Adagio maçonnique, KV 411 ; 6 Nocturnes ; Divertimento 1, KV 439b ; Divertimento 2, KV 439b ; Divertimento 3, KV 439b. Alexandre Chabod, Julien Chabod ; Jean-François Verdier, clarinettes et cors de basset ; Florent Héau, clarinette ; Nicolas Baldeyrou, cor de basset ; Marie-Bénédicte Souquet, soprano ; Karine Deshayes, mezzo-soprano ; Vincent Pavesi, basse. 1 CD Klarthe K029. Enregistré en juin 2015 au Temple Saint-Marcel à Paris. Notice : français-anglais. Durée : 66’29

 

mozart_musi_maconL’initiation maçonnique de Mozart se place au mois de décembre 1784 au sein d’une modeste loge viennoise et se poursuit dans l’une des plus réputées « A la vraie concorde ».

Destinées prioritairement à ses frères, il composa de nombreuses partitions et dans le même temps réduisit sa production de musique religieuse. Les plus fameuses, la Musique funèbre maçonnique (1785) et l’Adagio et Fugue en ut mineur (1788) en appellent à l’orchestre mais la présente livraison titrée « L’idéal maçonnique » exige un effectif très réduit comprenant jusqu’à trois clarinettes et cors de basset dans l’Adagio K. 411 et trois solistes vocaux dans les Nocturnes, partitions sensibles et profondes à la fois, regroupant en réalité des pages en provenance de cinq numéros distincts auxquels , et apportent leur participation remarquable. On imagine l’atmosphère qui régnait au sein de la famille Jacquin (entre 1785 et 1788) lors des soirées familiales partagées entre invitation à la méditation et fraternité conduites par la musique du compositeur. L’Adagio en si bémol majeur pour deux clarinettes et trois cors de basset fut composé à Vienne en 1782. Il est contemporain des trois Divertimenti  K.439 (sur cinq existants), également pour deux clarinettes et cors de basset dont il n’est pas certain qu’ils fussent destinés aux frères francs-maçons ; de même, la date exacte de leur écriture n’est pas connue précisément. Une chose semble assurée, les instrumentistes affichent tous des qualités interprétatives de premier plan, conférant à ces Divertimenti un intérêt indéniable. On remarquera avec l’auteur du passionnant texte de présentation, Florence Badol-Bertrand, la tonalité grave du final (Rondo) du Premier Divertimento, l’abandon partiel du menuet au profit du style du yodel autrichien et la proposition d’une turquerie dans le final du Deuxième Divertimento. L’auteure du texte souligne à juste titre un fait inédit : l’égalité  imposée aux différentes voix à la fois dans les Divertimenti et dans l’Adagio, sans doute alors interprétés par les fameux frères virtuoses Stadler.

Une incursion en territoire moins fréquenté, magnifiquement assurée par tous les musiciens de cet enregistrement.

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