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Ravel et Mendelssohn transcrits pour quatuor de saxophones

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Maurice Ravel (1875-1937) : Quatuor à cordes en fa majeur M. 35 ; Félix Mendelssohn (1809-1847) : Quatre pièces pour quatuor à cordes op. 81. Transcriptions de Vincent David/Quatuor Morphing. Quatuor Morphing : Christophe Grèzes, saxophone soprano ; Eddy Lopez, saxophone alto ; Anthony Malkoun-Henrion, saxophone ténor ; Matthieu Delage, saxophone baryton. 1 CD Klarthe. Enregistrement réalisé à la Ferme de Villefavard en novembre 2015. Notice trilingue : français, anglais, japonais. Durée : 47’58

 

71K7EMjWcCL._SX522_Le transpose pour saxophones deux œuvres pour quatuors à corde de Ravel et Mendelssohn. Un pari risqué mais réussi. 

L’arrangement ou l’adaptation d’une œuvre musicale originale a toujours tenté nombre de musiciens désireux de transposer en faveur de leurs propres instruments des musiques destinées à d’autres effectifs. Cette pratique largement répandue remonte au Moyen-Âge et continue de susciter de multiples actions, pas toujours appréciées des puristes. Le constitué par quatre saxophonistes issus du Conservatoire de Paris, a remporté en mai 2011 le premier Prix de musique de chambre d’Osaka, et réalise ici sa première publication.

Les Quatre pièces pour quatuors à cordes de Félix Mendelssohn, datant de 1847, et le Quatuor à cordes en fa majeur de , composé en 1902-1903, sont des partitions originales, d’une sobriété et d’un raffinement indéniables, d’une sensibilité et d’une sensualité évidentes, poétiques et flamboyantes. Alors, lorsque le Quatuor Morphing s’empare de ces deux chefs-d’œuvre, le risque semble grand de défigurer les partitions originales. Craintes infondées, car l’admirable travail de transcription (dû à Vincent David et aux Morphing) et la capacité interprétative des quatre musiciens concourent à une présentation remarquablement adaptée à cette métamorphose. Le jeu de premier plan des interprètes ferait presque oublier les textes originaux, tant l’union de la qualité des musiciens et le respect des transcriptions l’emportent sur les doutes.

Les caractères individuels des musiciens s’expriment avec des sonorités chatoyantes, ferventes et multiples, mais restent au service de l’ensemble tout comme dans les versions originales. Et comme l’affirmait justement Adolph Sax, le timbre de l’instrument qu’il a créé se rapproche étonnement de celui des instruments à cordes. Une franche réussite.

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