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Siegfried débute la saison au Nederlandse Opera

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Amsterdam. Muziektheater. 4-IX-2004. Richard Wagner : Siegfried. Nadine Secunde (Brünnhilde), Stig Andersen (Siegfried), Günter von Kannen (Alberich), Graham Clark (Mime), Mario Luperi (Fafner) Anne Gjevang (Erda), Albert Dohmen (Der Wanderer), Robin Schlotz, soliste du Toelzer Knabenchor (Waldvogel). Nederlands Philharmonisch Orkest, Hartmut Haenchen (direction). Pierre Audi (mise en scène).

Siegfried

Siegfried - Photo (c) DR

C’est avec la suite du «Ring» signé par en 1998 que commence cette saison au Nederlandse Opera. «Siegfried» précède «Le Crépuscule des dieux» et «L’Or du Rhin» respectivement en février et en mai, avant que le cycle ne soit donné intégralement à l’ouverture de la saison 2005/06. Présenté dans le même décor unique de George Tsypin que «La Walkyrie» (voir article) cette fois inversé, avec l’orchestre jouant à découvert, «Siegfried» va aussi à l’essentiel. Les superbes costumes de Eiko Ishioka qui restent à mi-chemin entre la tradition nordique de la légende et de celle du Japon antique pour les Dieux, sont beaucoup plus comiques pour Siegfried, Alberich et Mime. Les éclairages de Wolfgang Goebbel sont toujours magnifiques avec une prédominance verdâtre pour les actes de forêt, et rouges pour la forge et le brasier de la Walkyrie. Innovation de taille, l’Oiseau de la forêt est chanté par un jeune garçon, l’exquis Robin Schlotz, soliste du Chœur d’enfants de Toelz. Avec un jeu de pantomime très réussi, il mime ce qu’il doit faire comprendre à Siegfried quand celui-ci n’a pas encore goûté au sang du dragon Fafner.

Siegfried - Photo (c) DR

Bonne distribution, quoique moins homogène que lors de la première journée. , Le Voyageur, touche moins dans son avatar terrestre qu’en Wotan, mais le rôle est si ingrat… est une Walkyrie aux moyens immenses, aux aigus un peu durs, mais dont l’intervention au III est un rayon de soleil après les longs tunnels des deux premiers actes. Le Siegfried du ténor danois Stig Anderson n’est pas entièrement convaincant. La voix ne projette pas très bien, l’absence de consonnes sonores est un peu difficile dans ce texte allemand et les moyens sont franchement insuffisants pour le III dont le duo lui est particulièrement cruel. Le Mime de est toujours désopilant et pitoyable à la fois même si cette mise en scène le veut plus terrifiant, agité, méphistophélique dans son gros corps d’insecte. a toujours une présence extraordinaire dans le rôle d’Alberich. à la tête du Nederlands Philharmonisch Orkest fait de cette seconde journée un grand moment de musique de chambre.

Muziektheater Amsterdam (00.31.20.6.255.455) et www.dno.nl les 18 & 22 septembre. Prochain spectacle : «Mefistofele» de Boito (Rizzi/Vick) du 6 au 29 octobre.

Aussi à l’affiche de la saison 2004/05 du Nederlandse Opera : «Lucio Silla» de Mozart, «La Norma» de Bellini, «Die Tote Stadt» de Korngold, «L’Amour des trois oranges» de Prokofiev, «Rages d’amour» de Rob Zuidam, «Rigoletto» de Verdi et «Tea» de Tan Dun.

Crédit photographique : (c) DR

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Amsterdam. Muziektheater. 4-IX-2004. Richard Wagner : Siegfried. Nadine Secunde (Brünnhilde), Stig Andersen (Siegfried), Günter von Kannen (Alberich), Graham Clark (Mime), Mario Luperi (Fafner) Anne Gjevang (Erda), Albert Dohmen (Der Wanderer), Robin Schlotz, soliste du Toelzer Knabenchor (Waldvogel). Nederlands Philharmonisch Orkest, Hartmut Haenchen (direction). Pierre Audi (mise en scène).

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