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Lille. Nouveau Siècle. 13-VI-2006. Igor Stravinski (1882-1971) : Symphonie de psaumes. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Grande Messe en ut KV 427. Sandrine Piau, Véronique Gens, sopranos ; Werner Güra, ténor, Christian Tréguier, basse. RIAS Kammerchor (chef de chœur : Daniel Reuss). Orchestre National de Lille, direction : Jean-Claude Casadesus.

Fin de saison de l’ONL

En première partie de ce concert final de la saison 2005-2006 de l’ONL, la Symphonie de psaumes de Stravinsky, dans une lecture ample, souple et ardente, mais au son orchestral un peu trop mœlleux, pas assez percutant et à l’équilibre sonore pas toujours maîtrisé (on n’entend pas assez les pianos), loin de la précision chirurgicale d’Ernest Ansermet, le créateur de l’œuvre.

Pour la suite : encore la Grande Messe en ut ! L’année Mozart n’aura pas toujours été très originale en matière de programmation, et alors qu’elle est arrivée à mi-parcours, on peut regretter que les grands « tubes » comme le Requiem ou cette fameuse messe n’aient pas laissé un peu plus souvent la place à des œuvres moins connues mais de grande valeur comme la Messe de l’orphelinat. Il y a quelques semaines, dirigeait le Requiem de Mozart, vision ample et majestueuse, assez datée, mais efficace et fervente. La messe de ce soir suscite les mêmes impressions : le résultat est monumental et très expressif, on aimerait parfois plus d’allant et plus de légèreté, mais l’expérience est prenante, d’autant plus que peut s’appuyer sur un chœur de très haut niveau, capable de soutenir sans perdre le souffle les tempi assez lents du chef. Le réalise une prestation qui conjugue virtuosité et homogénéité, et son effectif réduit assure une lisibilité polyphonique parfaite, tout en gardant une puissance sonore impressionnante et jamais forcée. Le quatuor de solistes est également passionnant, avec en tête d’affiche et . Sobrement expressive, délivre dans le Kyrie et l’Et incarnatus est un chant instrumentalement très abouti, aux aigus radieux et à la justesse sans faille, ce qui compense un timbre un peu sec.

se sort bien de la tessiture périlleuse du Laudamus te, ses graves manquent un peu de substances, mais elle parvient à donner éclat et chaleur à ses aigus, et le velours du timbre est très appréciable. Grand luxe encore avec pour chanter la courte partie de ténor, alors que Christian Tréguier, dans un rôle encore plus effacé assure sans problème. L’ joue avec conviction et discipline, ses solistes sont en pleine forme, mais on aimerait des cordes un peu plus soyeuses, et moins vertes de timbre.

Crédit photographique : © DR

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Lille. Nouveau Siècle. 13-VI-2006. Igor Stravinski (1882-1971) : Symphonie de psaumes. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Grande Messe en ut KV 427. Sandrine Piau, Véronique Gens, sopranos ; Werner Güra, ténor, Christian Tréguier, basse. RIAS Kammerchor (chef de chœur : Daniel Reuss). Orchestre National de Lille, direction : Jean-Claude Casadesus.

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