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Les musiques de film de Chostakovitch

À emporter, CD, Musique et cinéma, Musique symphonique

Dimitri Chostakovitch (1906-1975) : Hamlet op. 116a ; le Taon op. 97a ; la nouvelle Babylone op. 18 ; Cinq jours-Cinq nuits op. 111a ; le Roi Lear (musique de scène op. 58a, musique du film op. 137) ; Zoya op. 64a ; la chute de Berlin op. 82a ; les Montagnes d’or op. 30a ; Maxime op. 50a ; Seule op. 26 – suites d’orchestre. Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin, direction : Michail Jurowski, James Judd et Leonid Grin. 7 CD Capriccio 49533. Enregistré entre 1988 et 1994. Notice de présentation en allemand et anglais. Durée : 8h32

 

Le centenaire Chostakovitch nous vaut la réédition opportune par Capriccio de quelques suites tirées des musiques de film du compositeur russe. Enregistré à l’époque des vaches grasses du marché du disque classique, cet ensemble était alors passé plutôt inaperçu. Il ne s’agit nullement d’une intégrale des musiques composées pour le cinématographe, mais d’une large sélection qui permet de se faire une idée sur ces partitions, qui s’avèrent assez inégales.

La première musique de film de Chostakovitch est composée pour la Nouvelle Babylone, un film de Grigori Kozintsev et Leonid Trauberg, de jeunes réalisateurs avec lesquels le compositeur collabora à de nombreuses reprises. Créée en 1929, cette partition frappe par le talent de son orchestration et son inventivité thématique. Un véritable fiasco accueillit pourtant cette musique de film et il fallut attendre la mort du compositeur pour que le chef d’orchestre Guennadi Rojdestvenski redécouvre cette partition et en tire une suite d’orchestre. Au rang des grandes réussites, il faut également classer Seule, composée pour les mêmes réalisateurs en 1931. Ouverte par une fanfare pétaradante, cette partition ne perd à aucun moment un rythme soutenu et endiablé. Si Le Roi Lear, les Montagnes d’Or, le Taon sont bien enlevés et narratives, on restera plus circonspect devant la Chute de Berlin, Zoya et Hamlet.

Les interprétations sont de très bon niveau, on aurait cependant aimé plus de démesure et d’entrain dans des directions compétentes mais avares de folie. Vendu à un prix dérisoire, ce coffret reste une aubaine pour compléter sa connaissance de l’œuvre de Chostakovitch. D’autant plus que le livret de présentation, malheureusement seulement en anglais, est complet et exhaustif.

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