Sacrée musique !

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Rupert Ignaz Mayr (1646-1712) : Musica Sacra. Magnificat ; Dominus regnavit ; Ascendit Deus Formula Votiva sodalium ; Confitebor tibi, Domine ; Consideratio « Fructus peccati, Mors animae » ; Sinfonia ; Recitativo Christus « Audite, caeli » ; Aria Chritus « De caelo descendi » ; Recitativo Christus « Heu! Heu! Irrisum est cruoris pretium »… Neue Hofkapelle München, Christoph Hammer, orgue et direction. 1 SACD ORF Alte Musik Réf. : SACD477. Code barre : 9 004629 313566. Enregistré les 25 et 26 juin 2006 à Brunnenthal. Notice trilingue soignée (allemand, anglais, latin). Durée : 67’30.

 

Certainement méconnu du plus grand nombre, Rupert Ignaz Mayr fut un violoniste et un compositeur de musique sacrée et de musique de chambre, Maître de Chapelle à Freising, endroit qu’il ne quitta qu’une vingtaine d’années pour rejoindre la cour bavaroise. On admet qu’il apprit son art par lui-même, avec quand même les influences stylistiques française et italienne du fait qu’il côtoya, à la cour de Munich, d’éminents compositeurs tels que Barnabei, dall’Abaco, Steffani et Torri.

Il ressort de l’écoute de cet album liturgique – mais baroquement liturgique ! –, une musique structurée, ronde, terriblement expressive et majestueuse. La tension entretenue entre une phase récitative, une autre chantée, une phase instrumentale enfin, pouvant bien mener à clore un cantique par l’expression mesurée d’une fugue. Arias, récitatifs, ritournelles, sonatines se succèdent (34 plages au total sur l’album) et l’agencement d’ensemble voulu par le chef affirme de mieux en mieux l’expressivité souhaitée, par exemple, en raison d’une part égale faite chez Rupert Mayr entre le jeu instrumental et les voix. Et magiquement, c’est tout l’album qui se place sous le signe de la magnificence et de la douceur, des passages rappelant même l’aspect guilleret du motet. Tout ceci donc, entre les mains expertes de Christophe Hammer, soliste réputé et chef d’orchestre de la présente formation dont on sait toute l’énergie qu’elle déploie pour faire connaître – parfois même faire revivre – la musique baroque bavaroise.

Raffinées, terriblement expressives sans jamais être grandiloquentes, ces pièces de musique sacrée de Rupert Ignaz Mayr, méritent qu’on s’y arrête ; qui pour s’y apaiser, pour s’y ressourcer, qui pour se délecter de l’expressivité de la musique baroque.

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