El alma de Cuba

La Scène, Spectacles divers

Paris. Cité de la musique. 15-II-2008. Rumba et rituels afro-cubains. Matías Geovani Del Pino Rodríguez, clave africaine ; Juan Campos Cárdenas, chanteur ; Jorge Armando De Armas Sarría, Ronald Gonzáles Cobas, Demián Díaz Leal, chanteurs ; Regla Monet Díaz, chanteuse ; Adonis Andres Panter Calderόn, Hector Oviedo Abreu, Julio César Lemoine Díaz, Michel Herrera Perez, Gilberto Wiliam Ramos, percussions ; Zulema Pedroso Hardy, Jennyselt Lazara Galata Calvo, danseuses ; Pedro Lázaro Monteagudo Lara, Ranses Charόn Hechavarría, danseurs.

Yoruba Andabo

Le concert de Yoruba Andabo a inauguré le cycle « Le nouveau monde » à l’affiche à la Cité de la musique du 15 au 26 février, consacré aux musiques et rituels des Caraïbes et aux religions amérindiennes et jésuites issus de la conquête de l’Amérique latine.

Le groupe a présenté les diverses facettes de la rumba, à l’origine un genre musical né à La Havane au milieu des années 1800 comme véhicule de communication entre les hommes et les esprits et devenu plus tard une danse de salon.

Cette musique qui est à la fois divertissement et acte de protestation s’appuie sur des rythmes de 6/8 ou de 4/4 qui démarrent doucement vont en s’accélérant. Les textes narratifs traitent de la vie quotidienne soutenus par le son des percussions : claves, congas et quinto surtout.

Le groupe constitué de percussionnistes, chanteurs et danseurs a évoqué en premier lieu l’aspect sacré de cette musique dans le Nouveau Monde. Cinq danseurs (trois hommes et deux femmes) ont représenté les différentes formes de rumba : de la plus ancienne Colombia (inspirée au travail dans les plantations de sucre) à la plus populaire Guaguancó (à la forte connotation érotique), tout en passant par Yambú (autrefois réservé aux personnes âgées).

Si Colombia, est une danse plutôt masculine au rythme rapide qui met en évidence l’habilité des danseurs et les qualités d’improvisation sur le quinto des percussionnistes, Yambú met en valeur, en revanche, leur sensualité et leur élégance.

La deuxième partie a été une sorte d’excursion sur l’évolution de la rumba influencée, depuis les dernières décennies, par les rythmes urbains de hip-hop, de reggae et même de rap.

Le final explosif dans en climat de fête collective, le public a été invité à défiler dans l’auditorium et sur scène sur un rythme de conga. Un long serpent de spectateurs chantant et dansant s’est laissé emporter par la pulsation des tumbadoras (tambours cylindriques) tout en plongeant dans cette incroyable atmosphère carnavalesque.

Crédit photographique : © Cité de la Musique

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