La Scène, Opéra, Opéras

Fra Diavolo, amusant, charmant, séduisant

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Liège. Opéra Royal de Wallonie. 26-IV-2009. Daniel-François-Esprit Auber (1791-1861) : Fra Diavolo, opéra comique en 3 actes sur un livret d’Eugène Scribe. Mise en scène : Jérôme Deschamps. Décors : Larent Peduzzi. Costumes : Thibaut Welchlin. Lumières : Rémi Nicolas, réalisées par Thierry Charlier. Avec : Kenneth Tarver, Fra Diavolo ; Sumi Jo, Zerline ; Antonio Figueroa, Lorenzo ; Doris Lamprecht, Lady Pamela ; Marc Molomot, Lord Cockburn ; Vincent Pavesi, Mathéo ; Thomas Dolié, Giacomo ; Thomas Morris, Beppo. Chœurs de l’Opéra Royal de Wallonie (chef de chœur : Marcel Seminara). Orchestre de l’Opéra Royal de Wallonie, direction : Jean-Claude Malgloire.

Que plus personne ne dise que l’opéra-comique français est démodé et qu’il est impossible de la mettre en scène en ce début du XXIe siècle ! Le charme de ces œuvres opère toujours – à une condition près : que le metteur en scène ne tente pas de couper les cheveux en quatre et de voir derrière ces pièces plus qu’il n’y a. Dans cette coproduction de l’Opéra Royal de Wallonie et l’Opéra Comique parisien, et son équipe l’ont bien compris. Fra Diavolo est un opéra aussi simple que séduisant qui n’a qu’un seul but : amuser le public et lui faire passer deux heures et demi des plus agréables. Ainsi, le metteur en scène respecte le cadre historique (le premier XIXe) tout en gardant une certaine distance ironique envers le sujet. Les décors sont simples et fonctionnels, les costumes charmants, et la direction d’acteurs est à la fois inventive et toujours en phase avec le rythme de la musique. Bref, on s’amuse, on sourit, on éclate parfois de rire.

A ses côtés, est la plus séduisante des Zerline. Le timbre est fruité, les vocalises sont parfaites et l’aigu, surtout dans le piano, est enchanteur. Ainsi, on lui pardonne facilement un suraigu assez criard à la fin de son grand air. Le couple anglais est chanté par et , tous deux irrésistibles scéniquement et vocalement, tout comme et Thomas Morris, formidables Giacomo et Beppo. En Mathéo, fait entendre une voix de baryton-basse très prometteuse. Un retrait en revanche le Lorenzo d’. Le jeune ténor canadien, encore un peu gauche sur scène, dispose d’une jolie voix de ténor léger, à l’aigu plutôt facile, mais encore assez courte de projection et á l’émission un peu étroite.

Le public à la fin a réservé une belle ovation à tous les musiciens démontrant qu’il s’est vraiment bien amusé pendant cette matinée lyrique.

Crédit photographique : (Fra Diavolo) ; (Lord Cockburn), (Lady Pamela), (Zerline) & Antonio Figueora (Lorenzo) © Opéra Royal de Wallonie

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Liège. Opéra Royal de Wallonie. 26-IV-2009. Daniel-François-Esprit Auber (1791-1861) : Fra Diavolo, opéra comique en 3 actes sur un livret d’Eugène Scribe. Mise en scène : Jérôme Deschamps. Décors : Larent Peduzzi. Costumes : Thibaut Welchlin. Lumières : Rémi Nicolas, réalisées par Thierry Charlier. Avec : Kenneth Tarver, Fra Diavolo ; Sumi Jo, Zerline ; Antonio Figueroa, Lorenzo ; Doris Lamprecht, Lady Pamela ; Marc Molomot, Lord Cockburn ; Vincent Pavesi, Mathéo ; Thomas Dolié, Giacomo ; Thomas Morris, Beppo. Chœurs de l’Opéra Royal de Wallonie (chef de chœur : Marcel Seminara). Orchestre de l’Opéra Royal de Wallonie, direction : Jean-Claude Malgloire.

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