Boulez/Bartók : le coffret

À emporter, CD, Musique symphonique

Béla Bartók (1881-1945) : Quatre pièces pour orchestre Sz. 51 (op. 12) ; Concerto pour orchestre Sz. 116 ; Suite de danses Sz. 77 ; Deux images pour orchestre Sz 46 (op. 10) ; Images hongroises Sz. 97 ; Divertimento pour orchestre à cordes Sz. 113 ; Concertos pour piano et orchestre ; Concerto pour deux pianos, percussions et orchestre Sz. 115 ; Concertos pour violon et orchestre ; Concerto pour alto et orchestre (opus posthume) ; Le Château de Barbe-Bleue Sz. 48 ; Cantata Profana Sz. 94 ; Le Prince de Bois Sz. 60 (op. 13) ; Le Mandarin merveilleux, Sz. 73 ; Musique pour cordes, percussions et célesta, Sz. 106. Krystian Zimerman, Leif Ove Andsnes, Hélène Grimaud, Pierre-Laurent Aimard, Tamara Stefanovich, pianos ; Gil Shaham, Gidon Kremer, violon ; Yuri Bashmet, alto ; Jessye Normann, soprano ; John Aler, ténor ; László Polgár et John Tomlinson, barytons-basses. Chicago Symphony Chorus, direction : Margaret Hillis. Chicago Symphony Orchestra ; Berliner Philharmoniker ; London Symphony Orchestra, direction : Pierre Boulez. 1 coffret de 8 CD Deutsche Grammophon. Référence et code barre : 00289 477 8125. Notice de présentation en : anglais, allemand et français. Enregistré entre 1991 et 2008. Durée : 8h46

 

Selon la mode récente de la mise en coffret immédiate des intégrales terminées, DGG publie dans un petit boîtier cartonné la somme des enregistrements Bartók réalisés par entre 1991 et 2008. En dix-huit ans, le chef français a gravé l’essentiel des œuvres du compositeur à la tête des meilleurs orchestres du monde et avec des solistes les plus prestigieux ; c’est la « dream team » DGG au service de l’œuvre géniale d’un compositeur auquel Boulez a toujours été attaché. Dès un article rédigé en 1958 pour l’Encyclopédie de la musique, le sage de Montbrison plaçait le compositeur hongrois au sein des « cinq grands » du XXe siècle avec Stravinsky, Berg, Schœnberg et Webern. Boulez a toujours défendu avec énergie la musique de Bartók ; lors de sa première vie discographique, chez CBS, l’artiste avait déjà laissé des gravures importantes des grands opus du maître (dont un grandiose Mandarin merveilleux). Transféré chez DGG à l’orée des années 90, il a naturellement remis sur le métier ces pièces et étendu ses enregistrements aux pièces concertantes en ajoutant aux cycles connus différentes partitions plus méprisées.

La valeur artistique de cette entreprise repose sur la vision de Boulez dont le côté radiographique convient exceptionnellement bien tous les aspects de la musique de Bartók. La beauté plastique et la précision des orchestres dirigés ainsi que la restitution plantureuse des prises de son font de cette somme un incontournable. Certaines gravures comme la Musique pour cordes, percussions et célesta, le Prince de Bois, le Divertimento, la Cantata profana, les Quatre pièces pour orchestre n’ont pas d’équivalent et restent des références absolues.

Techniquement et artistiquement, cette somme n’a pas d’équivalent, si ce n’est le coffret Philips par Iván Fischer et son Orchestre du Festival de Budapest (mais qui regroupe bien moins d’œuvres). La seule autre intégrale concurrente fut réalisée, il y a fort longtemps chez Hungaroton, mais les orchestres et la prise de son ne peuvent pas rivaliser.

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