Marek Janowski en son jardin

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Paris, Salle Pleyel. 18-III-2010. Paul Hindemith (1895-1963) : Métamorphoses symphoniques sur un thème de Weber ; Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Concerto pour violoncelle et orchestre n°1 en la mineur op. 33 ; Joseph Haydn (1732-1809) : Symphonie n°99 en mi bémol majeur Hob. I : 99. Marie-Elisabeth Hecker, violoncelle ; Orchestre de Paris, direction : Marek Janowski

dans et est une valeur sûre, la certitude d’entendre un grand moment de musique. Le chef d’orchestre débute par un Hindemith survolté. Les Métamorphoses symphoniques sur un thème de Weber est une pièce brillante, virtuose, très valorisante pour l’orchestre. Le danger est d’en faire un festival de forte, mais Janowski sait bien faire différentier à ses instrumentistes les plans sonores de l’œuvre. L’ joue comme un seul homme, les cuivres posent leurs accords avec délicatesse, aucune vulgarité n’est donc de mise. Saluons au passage l’excellent Vincent Lucas, flûte solo de cette soirée, fort sollicité par la partition.

Cette cohésion d’ensemble se confirme dans le Concerto pour violoncelle n°1 de Saint-Saëns, fait avec beaucoup de retenue, dans un esprit plus néo-classique et galant que romantique. Si la performance orchestrale n’appelle aucun reproche, on restera dubitatif sur . Toutes les notes y sont, aucun accroc ne vient perturber un jeu à la technique plus que solide, mais la violoncelliste manque d’engagement. En bis, une fois de plus un extrait d’un Suite de Bach, tel un exercice obligé, fait avec retenue et beaucoup de sensibilité. Excès de trac en raison d’une Salle Pleyel bien remplie ou de l’exercice du jeu avec orchestre ?  n’a pas tout dit, et mérite d’être réentendue, peut-être dans un répertoire chambriste qui lui siéra mieux.

Enfin Haydn en seconde partie de concert confirme les affinités de avec le style classique, après une première partie placée sous le néoclassicisme. Certes, il opte pour une configuration plutôt étoffée des cordes, sans que le jeu orchestral ne se fasse lourd. Une lecture claire, aérée, portée par un en grande forme. Le public, qui ne s’est pas trompé en réservant un accueil triomphal aux musiciens, a bénéficié d’un bis – exceptionnel pour un concert d’abonnement – formé du Menuet de cette Symphonie n°99.

Crédit photographique : Marek Janowski © Felix Brœde

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