Panorama des ballets classiques et néoclassiques

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Panorama des ballets classiques et néoclassiques. Auteurs : Rosita Boisseau et René Sirvin. Textuel, Paris. Broché, 540 pages, 400 photos en quadri. 59 euros. N° ISBN : 978-2-84597-397-8. Dépôt légal : novembre 2010.

 

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Pour la première fois, un ouvrage permet de rentrer au cœur de l’imaginaire de cinquante ballets du répertoire classique et néoclassique. Un intelligent regard croisé signé Rosita Boisseau et René Sirvin.

De A comme « Agon », l’un des musts de Balanchine à T comme « Troisième Symphonie » de Neumeier, ce Panorama des ballets classiques et néoclassiques propose un passionnant voyage à travers le répertoire chorégraphique mondial. La plupart de ces ballets appartiennent au répertoire du Ballet de l’Opéra national de Paris, ainsi qu’à d’autres grandes compagnies internationales, il comblera donc les amateurs de danse qui fréquentent assidûment ces théâtres. Il donnera aussi aux autres, moins balletomanes, des clés pour rentrer dans ce monde parfois fermé.

Sous la plume de René Sirvin, désormais historien de la danse, qui fut longtemps critique de danse au Figaro, une première page rappelle les origines, l’argument et l’évolution de chaque ballet depuis sa création. Rosita Boisseau, critique au Monde et à Télérama Sortir, prend le relais en citant et analysant les différentes relectures classiques ou contemporaines de chaque œuvre. Ainsi, « Le Sacre du printemps » créé par Nijinski en 1913, a été successivement revisité par , , , , , Emmanuel Gat et  !

Mais ce qui fait la « valeur ajoutée » de ce livre, dont certaines informations peuvent déjà se trouver dans les dictionnaires de la danse, sont les interviews accordées à Rosita Boisseau par de très nombreux danseurs étoiles français et étrangers. Qu’ils soient d’hier (Wildride Piollet, Ghislaine Thesmar, , Zizi Jeanmaire, Noëlla Pontois…) ou d’aujourd’hui (, , , …), leur témoignage précis est réellement inédit. On y entend les créateurs du rôle, comme Youri Vladimirov, pour « Ivan le Terrible » de au Bolchoï ou Jean Babilée, l’innoubliable « Jeune homme et la mort » de , ou les jeunes interprètes d’un rôle mythique, comme dans « Le spectre de la rose », pour « L’Oiseau de feu ».

Autre richesse, l’exceptionnelle iconographie, qui va d’une photo de Nijinsky dans « L’après-midi d’un faune » au tout récent « Sylphides » de Cécilia Bengolea et François Chaigneaud. De quoi faire le lien avec les nombreuses relectures contemporaines que l’histoire de la danse sait nous réserver, et de l’inépuisable richesse de ces « classiques » ballets de répertoire. Un ouvrage à déguster par petites touches et à offrir idéalement pour les fêtes.

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