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Grieg dans une interprétation médiane

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Edvard Grieg (1843-1907). Intégrale de la musique orchestrale, vol. I : Danses symphoniques, op. 64 ; Suite n° 1 de Peer Gynt, op. 46 ; Suite n° 2 de Peer Gynt, op. 55 ; Trauermarsch (Marche funéraire), à la mémoire de Rikard Nordraak, EG 107. Orchestre symphonique de la WDR de Cologne, dir. Eivind Aadland. 1 CD Audite. Réf. : 92.651, code barre : 4 022143 926517. SACD. Enregistré à la Philharmonie de Cologne, 4-8 octobre 2010. Notice bilingue : allemand, anglais. Durée : 73’22

 

Toutes les musiques de Grieg ont apporté une joie immense à un foisonnement d’auditeurs, des générations durant, et, aujourd’hui encore, leurs richesses mélodiques moelleuses et leurs harmonies entraînantes, charment et envoûtent avec leurs timbres chaleureux, leurs rythmes jamais éloignés de la musique populaire norvégienne récemment redécouverte et remise à l’honneur du temps de Grieg. Ces items, gages de succès pérennes, suffisent toujours à générer l’adhésion et les applaudissements de tout un chacun. Au concert, à la maison, à la radio ou à l’enregistrement, le catalogue Grieg a toujours été l’un des plus visités, toutes nationalités et toutes époques confondues. C’est dire qu’en matière de gravures la liste semble quasi infinie, regroupant parfois le pire et souvent le meilleur. Fallait-il une nouvelle fois s’engager dans un enregistrement sachant que presque tous les labels ont déjà apporté leur contribution, itérative souvent. En tout cas, Audite nous convie à la découverte du premier volet d’une nouvelle intégrale orchestrale. Le chef norvégien , qui a longtemps dirigé l’Orchestre symphonique de Trondheim (2003-2010) et d’autres formations nordiques, prend les rênes de l’Orchestre symphonique de la Radio de Cologne avec énergie et volontarisme, traits préalables qui d’évidence conviennent à la formation germanique. C’est dire que les puissants fortissimos et les grands crescendos et autres martèlements sonores ponctuels reçoivent un large appui, hélas parfois trop visiblement au détriment des nuances naturelles et exquises de l’orchestre griegien. Au total, les œuvres ressortent très correctement même si insuffisamment idiomatiques.

Les deux célèbres et si typiques Suites de Peer Gynt (1875 et révisions ultérieures) enchanteront les nouveaux venus comme les blasés tandis que les Danses symphoniques op. 64 de 1897 manquent de ductilité et de sensualité à l’image de la marche conventionnelle et sans originalité, écrite  (1866, révision 1878) à la mémoire de l’ami Rikard Nordraak trop tôt disparu. Un premier tome convenable et à positionner dans une honnête moyenne du classement discographique.

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Edvard Grieg (1843-1907). Intégrale de la musique orchestrale, vol. I : Danses symphoniques, op. 64 ; Suite n° 1 de Peer Gynt, op. 46 ; Suite n° 2 de Peer Gynt, op. 55 ; Trauermarsch (Marche funéraire), à la mémoire de Rikard Nordraak, EG 107. Orchestre symphonique de la WDR de Cologne, dir. Eivind Aadland. 1 CD Audite. Réf. : 92.651, code barre : 4 022143 926517. SACD. Enregistré à la Philharmonie de Cologne, 4-8 octobre 2010. Notice bilingue : allemand, anglais. Durée : 73’22

 
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