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Giacomo Puccini (1858-1924) : Tosca. Mise en scène : Robert Carsen. Décors et Costumes : Anthony Ward. Lumières : Davy Cunningham. Emily Magee, Floria Tosca ; Jonas Kaufmann, Mario Cavaradossi ; Thomas Hampson, il barone Scarpia ; Valeriy Murga, Cesare Angelotti ; Giuseppe Scorsin, il sagrestano ; Peter Straka, Spoletta ; Morgan Moody, Sciarrone ; Daniel Golossov, le geôlier ; Claudia auf der Maur, un berger. Chœur de l’Opéra de Zürich (chef de chœur : Ernst Raffelsberger), Orchestre de l’Opéra de Zürich, direction : Paolo Carignani. Réalisation : Felix Breisach. 1 DVD. Référence : Decca 074 3420. Code barre : 0 44007 43420. Enregistré à Zürich en avril 2009. Format image : NTSC. Format son : LPMC Stéréo et DTS 5.1 surround. Notice en anglais, français, allemand. Sous titrage en italien, anglais, français, allemand, espagno et chinois. Zone 0. Durée : 125 minutes.

 

Voilà ce qu’on appelle une chance ratée. Grâce à un chef magnifique et une distribution de rêve, à la fois surprenante et convaincante, cette Tosca aurait pu être une version de référence, à emporter peut-être sur la fameuse île déserte. Mais, hélas, la mise en scène de gâche le plaisir, notamment dans un premier acte manquant cruellement de cohérence. Présentée comme une nouvelle production, cette Tosca zurichoise, enregistrée en avril 2009, est en fait le remake d’une mise en scène créée à Anvers 13 ans auparavant, et montrée, entre-temps, à l’Opéra de Hambourg. Tosca est ici une diva pure et dure qui ne sait que jouer : avec Scarpia, bien sûr, mais aussi avec Cavaradossi. L’amour ? Elle ne semble que s’aimer elle-même. Les décors ne montrent aucun des endroits bien définis dans le livret, mais la scène d’un grand théâtre. Point de Vierge au premier acte ; un Te Deum sans prêtre, chanté par un public de théâtre ; « Vissi d’arte », le moment le plus intime de Tosca, transformé en un numéro de diva … Par moments, la direction d’acteur sauve la mise, notamment dans la confrontation de Tosca et Scarpia, avant qu’un programme de salle, laissé sur le corps de Scarpia en guise de croix, finit par nous agacer de nouveau …

Parlons donc de musique. Christoph von Dohnanyi s’étant retiré de la production juste avant la générale, c’est que l’on retrouve au pupitre de l’. Est-ce le travail accompli par von Dohnanyi qui confère à cette Tosca un caractère presque intime, tellement  loin des lectures sommaires et grossières que l’on entend trop souvent ? Où est-ce Carignani lui-même qui soigne les détails comme peu de chefs l’ont fait avant lui, et cela sans négliger le drame et les passions ? Fort heureusement, les chanteurs se présentent à la même hauteur. , plus connue dans Strauss et Wagner, surprend avec une Tosca vocalement idéale, au timbre corsé, à l’aigu percutant et lumineux, mais aussi capable de superbes demi-teintes. Dommage qu’elle doive incarner un personnage tellement antipathique. A ses côtés, campe le plus nuancé des Cavaradossi.

Certes, son « Vittoria » ne doit craindre aucun rival, mais c’est dans les moments doux et rêveurs qu’il nous touche le plus: lorsqu’il murmure le début d’ « E lucevan le stelle » ou qu’il attaque son fameux «  O dolci mani » dans un vrai pianissimo. Ainsi, on oublie même certaines voyelles un rien engorgées … enfin, que l’on n’attendait vraiment pas en Scarpia, s’avère vite l’un des interprètes les plus fascinants de toute la discographie. Elegant, glacial, cynique, il ne se contente pas d’exhiber ses moyens vocaux (impressionnants d’ailleurs dans les moments cruciaux tels que la fin du premier acte) comme le font, hélas, beaucoup de ses collègues. Et quel acteur ! Ne citons que le moment où il reprend son dîner, au milieu même de la scène de torture. Du grand art, du très grand art ! Saluons, pour finir, les interprètes des rôles secondaires, tous distribués avec soin, avec une mention spéciale pour le Spoletta de luxe de .

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Giacomo Puccini (1858-1924) : Tosca. Mise en scène : Robert Carsen. Décors et Costumes : Anthony Ward. Lumières : Davy Cunningham. Emily Magee, Floria Tosca ; Jonas Kaufmann, Mario Cavaradossi ; Thomas Hampson, il barone Scarpia ; Valeriy Murga, Cesare Angelotti ; Giuseppe Scorsin, il sagrestano ; Peter Straka, Spoletta ; Morgan Moody, Sciarrone ; Daniel Golossov, le geôlier ; Claudia auf der Maur, un berger. Chœur de l’Opéra de Zürich (chef de chœur : Ernst Raffelsberger), Orchestre de l’Opéra de Zürich, direction : Paolo Carignani. Réalisation : Felix Breisach. 1 DVD. Référence : Decca 074 3420. Code barre : 0 44007 43420. Enregistré à Zürich en avril 2009. Format image : NTSC. Format son : LPMC Stéréo et DTS 5.1 surround. Notice en anglais, français, allemand. Sous titrage en italien, anglais, français, allemand, espagno et chinois. Zone 0. Durée : 125 minutes.

 
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