Joseph Calleja, le ténor maltais

À emporter, CD, Opéra

Joseph Calleja. The Maltese Tenor. Airs d’opéras. Giacomo Puccini (1858-1924) : La Bohème, Tosca, Manon Lescaut. Giuseppe Verdi (1813-1901) : Simon Boccanegra, Luisa Miller, Un Ballo in Maschera. Jacques Offenbach (1819-1880) : Les Contes d’Hoffmann. Arrigo Boïto (1842-1918) : Mefistofele. Charles Gounod (1818-1893) : Faust. Jules Massenet (1842-1912) : Manon. Georges Bizet (1838-1875) : Les Pêcheurs de Perles. Joseph Calleja ténor, Aleksandra Kurzak (soprano). Chœur d’hommes du Grand Théâtre de Genève (dir : Ching-Lien Wu). Orchestre de la Suisse Romande. Direction musicale : Marco Armiliato. 1 cd Decca 478 2720. Code barre 0 28947 82720 7. Enregistré au Victoria Hall de Genève entre le 24 et le 31 août 2010. Notice de présentation en anglais, français et allemand. Livret en italien, anglais, français et allemand. Durée : 65’49’’

 

Eclos sur la scène internationale presque en même temps que le ténor mexicain Rolando Villazon, la carrière de reste aujourd’hui encore bien en-deçà de ce que son talent pourrait prétendre. Si sa discographie demeure limitée, si ces apparitions sont rares (en Europe, pour le moins, même si l’on annonce un concert parisien en novembre prochain), le ténor n’en reste pas moins l’un des meilleurs représentant actuels du bel canto.

Dans ce troisième album, aborde le grand répertoire lyrique. On y retrouve sa très belle voix au vibrato court mais aujourd’hui mieux contrôlé. Une voix reconnaissable entre toutes qui au cours des ans s’est considérablement ouverte. Avec une parfaite maîtrise des notes de passage, l’aisance vocale semble lui sourire particulièrement dans le répertoire français avec un Ah ! Fuyez, douce image de la Manon de Massenet très émouvant.

Par contre, sa prestation des airs de Verdi convainc moins. La comparaison d’avec l’un de ses premiers enregistrements confirme cette impression. Si la voix, comme nous le notons plus haut, s’est embellie, l’implication artistique du ténor semble faire défaut dans cet album. La faute peut-être à la direction peu brillante et spécialement molle de . En effet, le pourtant superbe apparaît terne, parfois même étouffé. Ses cordes manquent de l’italianité triomphante qu’on attend des musiques verdiennes. La prise de son lointaine de l’orchestre par rapport au soliste, la réverbération excessive, n’arrange rien à l’affaire.

Dommage, parce qu’avec la rareté de ses enregistrements (trois cd en huit ans !), on pourra regretter que ce dernier opus ne soit pas aussi enthousiasmant qu’espéré.

Banniere-ClefsResmu-ok

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.