Festivals, La Scène, Musique de chambre et récital

Besançon, les contes et légendes de Pierre-Laurent Aimard

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Besançon, Kursaal, 22-IX-2011. Michael Jarrell (1958-) : Stille ; Marco Stroppa (1959-) : Tangata Manu ; Franz Liszt (1811-1886) : Saint-François d’assise, la prédication aux oiseaux, Sonate en si mineur ; Claude Debussy (1862-1918) : quatre Préludes (La Terrasse des audiences du clair de lune, Ondine, La Danse de Puck, La Cathédrale engloutie) ; György Kurtág (1926-) : Játétok (extraits : …c’est arrivé ainsi…, Hommage à Ferenc Berényi 70, Conversation tranquille avec le diable). Pierre Laurent Aimard, piano.

Ce récital, donné dans le cadre du 64e Festival international de musique Besançon-Franche-Comté, illustre à la perfection le thème de la manifestation : contes et légendes. Le concert commence par une œuvre « miniature » de , compositeur en résidence du Festival, évoquant des sons de cloche dans une atmosphère de recueillement. Puis, Tangata Manu de Marco Stoppa, qui narre musicalement un mythe de l’homme-oiseau, avec des descriptions de différents types de vol. On entend également des effets de cloches avec le maintien de notes. Suit une autre légende, celle de Saint-François d’Assise prêchant aux oiseaux, vue par Liszt. Les trémolos exprimant des battements d’ailes prolongent le frémissement entendu dans la pièce précédente, avec le même type de subtilité d’écriture entre l’audible et l’inaudible. Ce caractère ambigu et insaisissable, presque impressionniste, se retrouve dans les quatre Préludes de Debussy, qui racontent tous une légende. Après l’entracte, quelques autres morceaux miniatures, de Kurtág, à résonance onirique. Les dernières notes répétées (sol) de ces extraits s’enchaînent, on ne peut plus naturellement, à la Sonate de Liszt qui commence par plusieurs répétitions de sol. Les éléments « diaboliques » de cette œuvre ont été également préparés dans un extrait de Kurtág, Conversation tranquille avec le diable.

Ce magistral programme est interprété avec la rigueur absolue pour laquelle le pianiste est réputé. Son architecture ne fait qu’un avec l’exigence musicale poussée à l’extrême – surtout dans la recherche de la sonorité appropriée –, à tel point que l’artiste demande à l’auditoire de n’applaudir qu’à la fin de chaque partie.

Crédit photographique : Yves Petit/DR

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Besançon, Kursaal, 22-IX-2011. Michael Jarrell (1958-) : Stille ; Marco Stroppa (1959-) : Tangata Manu ; Franz Liszt (1811-1886) : Saint-François d’assise, la prédication aux oiseaux, Sonate en si mineur ; Claude Debussy (1862-1918) : quatre Préludes (La Terrasse des audiences du clair de lune, Ondine, La Danse de Puck, La Cathédrale engloutie) ; György Kurtág (1926-) : Játétok (extraits : …c’est arrivé ainsi…, Hommage à Ferenc Berényi 70, Conversation tranquille avec le diable). Pierre Laurent Aimard, piano.

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