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Olga Peretyatko, le charme envahissant de la Russie

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Olga Peretyatko. La bellezza del canto. Airs d’opéra de Gioacchino Rossini (1792-1868), Gaetano Donizetti (1797-1848), GiuseppeVerdi (1813-1901), Jules Massenet (1842-1912), Jacques Offenbach (1819-1880), Antonin Dvorak (1841-1912), Giacomo Puccini (1858-1924) et Johann Strauss (1825-1899). Olga Peretyatko (soprano), Orchestre de la Radio de Munich. Direction musicale : Miguel Gómez Martínez. Enregistré dans le studio 1 de la radio bavaroise à Munich les 10, 11 et 14-16 septembre 2010. 1 CD Sony 88697785442. Code barre : 8 86977 85442 2. Notice et livrets en anglais, allemand et français. Durée 68’36’’

 

Alors que le Festival d’Avenches découvrait la fraîcheur et
l’innocence de sa voix dans une Gilda touchante, sortait son premier album d’airs d’opéra.

Les premières notes de sa Fiorilla d’Il Turco in Italia de Rossini révèle une artiste en pleine confiance vocale. La voix est claire, les aigus cinglants, chargés d’harmoniques, l’agilité sans accrocs, la soprano russe s’avère en possession d’un métier parfaitement dominé. Le moindre doute quant à sa préparation impeccable au belcanto sera immédiatement effacé à l’écoute de son autoritaire « Quel guardo il cavaliere » de Don Pasquale et des airs de Donizetti qui suivent. Nous émettrons cependant une légère réserve pour donner un dix sur dix à son album. Dans son air de la Lucia di Lammermoor, même s’il faut admettre qu’il est admirablement chanté, il manque encore à la jeune russe la profondeur dramatique du personnage.

Pour l’avoir entendue sur la scène de l’Opéra de Lausanne dans l’alors rarement joué Otello de Rossini, l’air du saule gravé sur cet album est si brillant qu’on mesure le chemin parcouru depuis ses prestations lausannoises. La voix s’est grandement ouverte et s’est considérablement mieux structurée. Avec des notes de passage parfaitement dominées, la soprano russe est surprenante de facilité.

Bien sûr, l’Ode à la Lune tiré de Rusalka de Dvorak parle immédiatement à l’esprit de la chanteuse russe. Si son chant demeure magnifique, la maturité de sa personne ne lui permet pas encore d’approcher l’émotion que peut nous faire ressentir une Renée Fleming dans ce même air.

La légèreté de son instrument et l’école allemande que la chanteuse a fréquenté pour son perfectionnement la montre totalement à son aise dans l’air d’Adèle de La Chauve Souris de Johann Strauss.

Le charme envahissant de la chanteuse russe, son aisance vocale alliée à une beauté plastique incontestable en fait une star de l’art lyrique que les théâtres déjà s’arrachent. Cet excellent album n’est pas là pour calmer l’engouement grandissant du public pour la jeune soprano.

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Olga Peretyatko. La bellezza del canto. Airs d’opéra de Gioacchino Rossini (1792-1868), Gaetano Donizetti (1797-1848), GiuseppeVerdi (1813-1901), Jules Massenet (1842-1912), Jacques Offenbach (1819-1880), Antonin Dvorak (1841-1912), Giacomo Puccini (1858-1924) et Johann Strauss (1825-1899). Olga Peretyatko (soprano), Orchestre de la Radio de Munich. Direction musicale : Miguel Gómez Martínez. Enregistré dans le studio 1 de la radio bavaroise à Munich les 10, 11 et 14-16 septembre 2010. 1 CD Sony 88697785442. Code barre : 8 86977 85442 2. Notice et livrets en anglais, allemand et français. Durée 68’36’’

 
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