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Tchaïkovski, artiste du peuple !

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Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) : Symphonie n°5 en mi mineur, Op.64 ; La Dame de Pique (ouverture). Orchestre du Gürzenich de Cologne, direction : Dimitri Kitaenko. 1 SACD Oehms. Référence : OC 667. Notice de présentation en : anglais et allemand. Enregistré en 2011. Durée : 53’45.

 

La Symphonie n°5 de Tchaïkovski est bien malheureuse en ce moment ! Après Manfred Honeck à Pittsburg (Oehms), qui jouait de l’orchestre jusqu’à la nausée, et après la crasse impéritie de Tugan Sokhiev à Toulouse, voilà une lecture bodybuildée, appuyée et décevante, en provenance de Cologne.

Pourtant, sur le papier, l’équipe artistique composée de l’ et du chef russe avait tout pour séduire ! On doit à ce tandem deux intégrales majeures de ces dernières années : les symphonies de Chostakovitch (Capriccio) et les symphonies de Prokofiev (Phoenix). Dans ces deux sommes, le chef, à la tête d’un orchestre à la plastique et à la technique superlatives, avait renouvelé l’approche de ces partitions. Lancé dans une nouvelle intégrale des symphonies de Tchaïkovski, il se prend les pieds dans le tapis d’une vision caricaturale en carton-pâte, en droite ligne d’une certaine interprétation « à la soviétique » avec ses effets plaqués à la pelleteuse : c’est lent, archi-massif et vulgairement pompier.

Certes, à la différence d’un Sokhiev,  Kitaenko sait construire un discours et tenir la vaste architecture de la partition, même en tenant la ligne d’une vision peu séduisante. La symphonie devient donc une suite d’éruption de décibels et de passage très « cœur sur la main » (second mouvement indigeste). L’orchestre tient évidemment le choc, l’homogénéité de la phalange et sa puissance de projection du son restent la marque de fabrique de cette formation peu médiatique mais très solide.

En complément, on retrouve la miette orchestrale qu’est l’ouverture de l’opéra Le Dame de Pique emportée, à la hussarde, par une énergie digne de Roméo allant chercher sa Juliette.

Proposé en disque catalogue du très sérieux label Oehms, cette galette n’a aucun impact sur une discographie aussi vaste que superlative. Retour aux fondamentaux : Jansons (BR et Chandos), Dudamel (DGG), Muti (EMI et Brillant), Mravinsky (DGG), Dorati (Mercury), Bernstein (DGG), Fricsay (DGG), Karajan (DGG), Gergiev (Philips).

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Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) : Symphonie n°5 en mi mineur, Op.64 ; La Dame de Pique (ouverture). Orchestre du Gürzenich de Cologne, direction : Dimitri Kitaenko. 1 SACD Oehms. Référence : OC 667. Notice de présentation en : anglais et allemand. Enregistré en 2011. Durée : 53’45.

 
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