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Bohuslav Martinů à Bruxelles

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Bohuslav Martinů (1890-1959) : Concerto pour violon n° 2, H.293 ; Symphonie n° 1, H.289. Lorenzo Gatto, violon. Orchestre national de Belgique, dir. Walter Weller. 1 CD Fuga Libera. Références : FUG 589, code barre : 5 400439 005891. Enregistré salle de concert Henry Le Bœuf, Bruxelles, entre le 27 juin et le 01 juillet 2011. Notice quadrilingue (français, allemand, néerlandais, anglais). Durée : 66’42

 

Que l’auditeur se rassure, il existe encore des rencontres étonnantes. Non que soit un parfait inconnu mais sa musique repose en vrac et en silence dans  les dictionnaires et les bacs délaissés des disquaires. Cap donc sur le plaisir assuré et la volupté musicale avec deux partitions de toute beauté, d’une grande densité sonore, d’une permanente activité où bouillonne sous-jacent un lyrisme incandescent, profond et sincère mais jamais démonstratif ni pleurnicheur. L’éclat de l’orchestre de Martinů ne pourra que contenter ceux qui s’en rapprocheront.

La Symphonie n° 1 allie magistralement les principaux atouts dispensés par le compositeur prolixe tout comme le Concerto pour violon n° 2 renferme de magnifiques et chaleureuses pages. Composées respectivement en 1942 et 1943, époque ô combien trouble, les deux œuvres furent créées peu après à Boston, le compositeur ayant trouvé refuge aux Etats-Unis en 1941. Domine indéniablement dans l’une et l’autre pièce un climat mélancolique voire triste. Aussi bien dans les deux premiers mouvements du Concerto (Andante-Poco allegro-Moderato et Andante moderato) que dans le troisième mouvement Largo de la Symphonie un certain bavardage musical maîtrisé ne parvient que rarement à masquer une ineffable douleur existentielle à laquelle il paraît impossible de se soustraire et moins encore d’ignorer. Les mouvements rapides achèvent de confirmer l’extraordinaire pouvoir créateur dont bénéficie . A revisiter ou à découvrir donc, sans hésitation, par le biais de l’Orchestre national de Belgique (fondé en 1936, et un temps dirigé par le légendaire Erich Kleiber) suréminent, guidé par l’excellente direction de , le chef autrichien (né en 1939) aux nombreux états de service trop peu relayés par les médias.

N’oublions pas la prestation admirable et souveraine du jeune violoniste belge (né en 1986) qui magnifie cette partition injustement désertée. Un travail de premier plan hautement conseillé à qui souhaite découvrir l’univers orchestral poétique, foisonnant et fervent,  de Martinů.

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Bohuslav Martinů (1890-1959) : Concerto pour violon n° 2, H.293 ; Symphonie n° 1, H.289. Lorenzo Gatto, violon. Orchestre national de Belgique, dir. Walter Weller. 1 CD Fuga Libera. Références : FUG 589, code barre : 5 400439 005891. Enregistré salle de concert Henry Le Bœuf, Bruxelles, entre le 27 juin et le 01 juillet 2011. Notice quadrilingue (français, allemand, néerlandais, anglais). Durée : 66’42

 
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