Danse , La Scène, Spectacles Danse

Retour triomphal de la compagnie Alvin Ailey à Paris

Plus de détails

Théâtre du Châtelet. 25/VI/12. Dans le cadre des Etés de la danse. Alvin Ailey American Dance Theater : Soirée d’ouverture. Directeur artistique : Robert Battle. Directeur artistique associé : Masazumi Chaya. Arden Court (extrait), chorégraphie : Paul Taylor (1981). Musique : William Boyce. Journey, chorégraphie : Joyce Trisler (1958). Musique : Charles Ives. Interprétation : Sarah Daley. Minus 16 (extrait), chorégraphie : Ohad Naharin (1999). Musique : Dick Dale, airs traditionnels israéliens. Streams (extrait), chorégraphie : Alvin Ailey (1970). Musique : Miloslav Kabelac. Takademe, chorégraphie : Robert Battle (1999). Musique : Sheila Chandra. Interprétation : Kirven James Boyd. Home (extrait), chorégraphie : Rennie Harris (2011). Musique : Dennis Ferrer, Raphaël Xavier. Revelations, chorégraphie : Alvin Ailey (1960). Musique : chants traditionnels.

Le public parisien a fait un triomphe lundi soir à l’ American Dance Theater, célébrissime compagnie de danse afro-américaine fondée en 1958 par le chorégraphe .

Déjà invités par le festival des Etés de la danse en 2005 et 2009, les athlétiques danseurs de la troupe reviennent pour quatre semaines sur le plateau du Châtelet avec certaines pièces inédites en France. La soirée d’ouverture, concoctée spécialement par , le nouveau directeur artistique de la compagnie depuis le départ de Judith Jamison, donnait un avant-goût de ce mois de danse à venir. Entre bande-annonce et best-off, cette soirée essentiellement composée d’extraits témoignait de la variété du répertoire de l’ American Dance Theater, capable d’interpréter tous les styles.

Pour commencer, un clin d’œil à la Dance Company, qui danse pour quelques jours encore à Chaillot dans le cadre du même festival. Mais pas vraiment pour le meilleur, Arden Court, dont un extrait nous était proposé, passant pour de l’histoire ancienne. La sculpturale Sarah Daley interprétait ensuite Journey, un solo de Joyce Trisler montré pour la première fois à Paris. Changement de registre avec Minus 16, du chorégraphe israélien . Best seller de beaucoup de compagnies, ce ballet contemporain est ici graphique et toujours efficace, même en version raccourcie.

Après le premier entracte, place à un extrait de Streams, l’une des rares pièces sans argument d’Alvin Ailey. Alternant gestuelle stylisée et lignes fluides, ce ballet est un bon faire-valoir des capacités techniques de la compagnie, dans un genre on ne peut plus sobre. Agréable surprise ensuite avec le solo Takademe, créé en 1999 par , et superbement interprété par Kirven James Boyd. Sur une musique indienne, les rythmes syncopés de la danse Kathak sont détournés avec virtuosité. Déception en revanche avec Home, l’un des derniers opus de la compagnie, dont la chorégraphie d’inspiration hip-hop est signée Rennie Harris. Est-ce ce parce qu’on ne nous propose qu’un extrait, la dramaturgie est inexistante et la chorégraphie inaboutie ? On attend mieux de danseurs d’un tel niveau qu’une atmosphère de battle de rue.

Mais le clou du spectacle est à la hauteur des espérances d’un public qui applaudit frénétiquement entre chaque tableau. Revelations, pièce signature de la compagnie, date de 1960. Chorégraphie, excellence des danseurs, lumières, gospel et chants traditionnels noirs américains, tout est parfait ! L’enthousiasme des danseurs se communique rapidement au public, qui bat des mains en rythme. Une pièce feu d’artifice qui donne envie de voir et de revoir la compagnie tout au long du mois du juillet.

Crédits photographiques : A. Douthit, Y. Lebrun et K. Boyd dans Revelations © Andrew Eccles

(Visited 596 times, 1 visits today)

Plus de détails

Théâtre du Châtelet. 25/VI/12. Dans le cadre des Etés de la danse. Alvin Ailey American Dance Theater : Soirée d’ouverture. Directeur artistique : Robert Battle. Directeur artistique associé : Masazumi Chaya. Arden Court (extrait), chorégraphie : Paul Taylor (1981). Musique : William Boyce. Journey, chorégraphie : Joyce Trisler (1958). Musique : Charles Ives. Interprétation : Sarah Daley. Minus 16 (extrait), chorégraphie : Ohad Naharin (1999). Musique : Dick Dale, airs traditionnels israéliens. Streams (extrait), chorégraphie : Alvin Ailey (1970). Musique : Miloslav Kabelac. Takademe, chorégraphie : Robert Battle (1999). Musique : Sheila Chandra. Interprétation : Kirven James Boyd. Home (extrait), chorégraphie : Rennie Harris (2011). Musique : Dennis Ferrer, Raphaël Xavier. Revelations, chorégraphie : Alvin Ailey (1960). Musique : chants traditionnels.

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.