Huit violoncellistes revisitent le répertoire romantique et moderne

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Leonard Bernstein (1918-1990): Trois mouvements de West Side Story. Richard Wagner (1813-1883) : Lohengrin-Prélude. Antonin Dvorak (1841-1904) : Danse slave op. 72 n° 2. Martin Matalon (1958) : Del mutiz al color. Gabriel Fauré (1845-1924) : Quatre extraits de Pelléas et Mélisande. Claude Debussy (1862-1918) Nuages et Fêtes. Les Phil’art’cellistes. 1 CD Saphir Productions LVC 1186. Code barre 3760028691860. Enregistré en août 2011 au CRR de Paris. Livret bilingue français/anglais. Durée totale 66’.

 

Le violoncelle, comme chacun sait, offre une tessiture des plus séduisantes, qui lui permet d’assurer des parties de basse, ténor, alto, voire soprano. Grâce à cette qualité fondamentale, depuis longtemps certains groupes se sont formés, inspirant au passage des compositeurs : on pense aux Bachianas Brasileiras de Villa-Lobos, hautement célèbres. D’autres œuvres ou transcriptions ont depuis vu le jour, défendus par quelques ensembles prestigieux comme celui des violoncellistes de l’orchestre philharmonique de Berlin. Pour l’heure, à l’instar de leurs collègues allemands, ce sont les violoncellistes de l’orchestre philharmonique de Radio France qui se sont retrouvés pour cette nouvelle phalange.

Le présent disque propose un programme attrayant avec quelques extraits de West Side Story, musique de  : Le swing et la belle mélodie sont au rendez vous, portés par le charme des violoncelles, faisant suite aussitôt, une adaptation de l’ouverture de Lohengrin de Wagner. Le rendu est saisissant, faisant vite oublier l’absence de violons pourtant emblématiques dans cette pièce. Ici se glisse un compositeur contemporain argentin : . Son œuvre « …de la nuance à la couleur… », travaille le son des instruments, comme, nous dit-il, le sculpteur qui façonne la matière. Comportant trois parties, cette œuvre exigeante et sensible ouvre des horizons nouveaux aux violoncellistes, mais, et c’est là sans doute l’essentiel, sait toucher l’auditeur par un jeu subtil des contrastes, des climats et des thèmes.

Le programme se poursuit avec et des extraits de la transcription de sa suite Pelléas et Mélisande, et se termine magnifiquement avec deux préludes de pour orchestre : Nuages et Fêtes. Il faut là, féliciter Renaud Guieu, responsable de la plupart des arrangements présents sur ce disque. Le dernier volet Fêtes est une réussite : alchimie de la transcription au niveau de l’écriture, mais aussi de l’implication des interprètes, prêts à tout pour reconstituer cet orchestre imaginaire qui se laisse entendre entre les notes : c’est magique !

Les artistes, impliqués et virtuoses, nous enchantent. Un disque à conseiller pour entendre, à la fois tel qu’on l’aime, mais aussi autrement, ce fascinant instrument, rassemblé ici en conciliabule complice.

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