La Scène, Musique de chambre et récital

Mélodies de Ravel par l’Atelier Lyrique

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Paris. Opéra Bastille. 24-I-2013. Maurice Ravel (1975-1937) : Cinq mélodies populaires grecques ; Les chansons madécasses ; Deux mélodies hébraïques ; Schéhérazade ; Don Quichotte et Dulcinée. Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris : Armelle Khourdoïan, soprano ; Anna Pennisi, mezzo-soprano ; Pietro di Bianco, baryton-basse ; João Pedro Cabral, ténor ; Olga Seliverstova, soprano ; Tiago Matos, baryton ; Elodie Hache, soprano ; Kévin Amiel, ténor ; Andreea Soare, soprano ; Frédéric Chatoux, flûte ; Aurélien Sabouret, violoncelle ; Françoise Ferrand, Philip Richardson, Alissa Zoubritski, piano.

Les Solistes de l’ de l’Opéra de Paris se sont confrontés aux mélodies ravéliennes. Ces pièces vocales, à la beauté fatale, représentent un véritable défi pour de tous jeunes chanteurs, notamment pour ceux dont le français n’est pas la langue maternelle. Comme pour toute mélodie, la compréhension intime des textes, de sa poésie, des intentions musicales de Ravel étaient nécessaires pour aborder ce répertoire. Mais ici, la déclamation étroitement liée aux inflexions de la langue permettait de donner sens aux récits et donner vie au monde de Ravel, fait d’Orient, d’exotisme et, parfois, d’ironie sur la nature humaine.

Le voyage dans le monde de Ravel commence avec Les Cinq mélodies populaires grecques, défendues avec sensibilité et naturel par la soprano Armelle Khourdoïan, nouvelle recrue de l’Atelier. La mezzo sicilienne Anna Penisini a interprété brillamment Les mélodies hébraïques, avec un sens du drame avéré et une belle intensité vocale.
Le coup de cœur de la soirée va pour la prestation de João Pedro Cabral et de Olga Seliverstova dans les Histoires Naturelles, composées sur le texte de Jules Renard. Tous les deux ont brillamment relevé le défi de nous conter ces courtes fables pleines d’humour et ont révélé de réelles dispositions pour approfondir le répertoire de la mélodie française.

Émotion, sens du jeu, et puissance vocale étaient de mises pour le tryptique de Don Quichotte , interprété par le baryton Tiago Matos, tour à tour rêveur pathétique, solennel ou saoul, le tout avec une bonne diction. Les Chansons madécasses sont délivrées par une Elodie Hache généreuse et très expressive, en osmose avec le violoncelle, Aurélien Sabouret, dans le très sensuel Nahandove, ou guerrière dans l’air Aoua.

Enfin, Shéhérazade, sans doute l’un des plus beaux et chatoyant cycle de mélodies écrites par Ravel, revenait à la soprane Andreea Soare. Souveraine dans Asie, sensible dans La Flûte Enchantée, lascive dans l’Indifférent, elle forme un excellent tandem avec Alissa Zoubritski au piano. C’est une artiste complète prête à embrasser une magnifique carrière.

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Paris. Opéra Bastille. 24-I-2013. Maurice Ravel (1975-1937) : Cinq mélodies populaires grecques ; Les chansons madécasses ; Deux mélodies hébraïques ; Schéhérazade ; Don Quichotte et Dulcinée. Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris : Armelle Khourdoïan, soprano ; Anna Pennisi, mezzo-soprano ; Pietro di Bianco, baryton-basse ; João Pedro Cabral, ténor ; Olga Seliverstova, soprano ; Tiago Matos, baryton ; Elodie Hache, soprano ; Kévin Amiel, ténor ; Andreea Soare, soprano ; Frédéric Chatoux, flûte ; Aurélien Sabouret, violoncelle ; Françoise Ferrand, Philip Richardson, Alissa Zoubritski, piano.

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