Magnifique redécouverte du Requiem de Cavalli

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Pier Francesco Cavalli (1602-1676) : Requiem. Missa pro defunctis per octo vocibus ; Antiennes à la Vierge. Akadêmia, dir. Françoise Lasserre. 1 CD Arion. Pierre Vérany. Réf. : PV 712091, code barre : 3 325487 120919. Enregistré à l’abbaye de Sylvanès en février 1993. Notice bilingue (très succincte) : français et anglais. Durée : 50’08

 

Rappelez-vous ! Lors de sa sortie en 1993 cette Missa pro defunctis per octo vocibus (1675) de Pier Francisco Cavalli (1602-1676) chez Pierre Vérany avait empoché les plus hautes distinctions critiques françaises : Diapason d’or, 4* du Monde de la musique, 9 de Répertoire, Must de Compact. Rien ne pouvait donc s’opposer à une réédition hautement justifiée. C’est chose faite depuis l’année dernière avec la mise à disposition de cette interprétation de premier plan. Certes les choix interprétatifs appartiennent franchement à la période antérieure à l’invasion du tout baroque dégraissé mais elle n’en mérite pas moins tous les éloges. Les chanteurs d’ placés sous la direction de magnifient ce Requiem que l’auteur avait élaboré en pensant à sa propre disparition et que l’on donna effectivement lors de ses obsèques solennelles. Considéré par les musicologues comme le créateur dramatique le plus conséquent après Claudio Monteverdi, sa carrière se déroula à Venise. Il fut d’abord chantre et organiste à la chapelle San Marco de cette ville où il reçut l’enseignement de Monteverdi dans le domaine de la composition. Au décès de ce dernier, en 1643, sa notoriété s’amplifia, s’imposa et notamment confirma sa prééminence pour le théâtre, devenant le compositeur majeur en matière d’opéra (il laisse une quarantaine d’ouvrages lyriques) où font merveilles ses dons de mélodistes et son sens dramatique. Autour de ce registre il imprima sa marque et sa gloire tout au long d’une carrière essentiellement vénitienne donc. En complément de programme nous invite à déguster les Antiennes à la Vierge, partition conçue en 1656, soit une vingtaine d’années avant le Requiem, où il nous est donné le plaisir de constater la belle variété de sa palette expressive.

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