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Brahms à Milan avec Midori et Axelrod

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Milan. Auditorium de Milan. 17-III-2013. Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, Op.77 ; Symphonie n°2 en ré majeur, Op.73. Midori Gotō, violon ; Orchestre laVerdi, direction : John Axelrod

Chef invité privilégié de l’Orchestre laVerdi, mène un projet d’intégrale des Symphonies de Brahms, enregistrées en concert, pour le label Telarc.

Ce concert dominical intégralement centré sur Brahms débutait par le Concerto pour violon, sous l’archet de Gotō. Depuis ses premiers enregistrements publiés chez Sony, dans les années 1990, la soliste s’est faite assez discrète. Il était donc intéressant de l’écouter dans ce cheval de bataille du répertoire violonistique. Cependant, la violoniste déconcerte par l’incroyable lenteur de ses tempi, un parti pris identique à celui qu’elle avait adopté dans le Concerto pour violon de Beethoven avec Mariss Jansons à Paris. Le violon se veut rêveur, allant au gré d’un voyage imaginaire, mais hélas la violoniste casse le discours. Si certains passage présentent des textures inattendues et des climats à la beauté froide et intrigante, l’ensemble de l’interprétation laisse perplexe. et l’orchestre LaVerdi sont pourtant concentrés pour fournir, à la soliste, le plus bel écrin.

Après l’entracte, John Axelrod se retrouve seul aux commandes pour la Symphonie n°2 de Brahms. Dès le début le tempo, allant mais pas précipité, permet à la musique de s’écouler avec naturel. Le chef fait ressortir la solidité de la construction musicale et il soigne un grain orchestral très latin. L’orchestre milanais n’a pas le galbe des phalanges germaniques, mais il impose un Brahms fruité et lumineux, plus clair que celui des musiciens germaniques, et moins neutre que celui de leurs collègues anglo-saxons. John Axelrod guide ses vaillants musiciens vers l’apothéose finale, bien tenue et solidement charpentée. A l’exception des cors un peu trop relâchés,  on salue la haute qualité de LaVerdi, au service de cette belle lecture franche et altière.

Crédits photographiques : John Axelrod/Artefakt

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