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Interprétation jubilatoire en faveur des Bach

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Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788) : Concerto en ré majeur, Wq 43/2 ; Johann Christian Bach (1735-1782) : Concerto en ré majeur, op. 7/3, Concerto en mi bémol majeur, op. 7/5 ; Johann Sebastien Bach (1685-1750) : Concerto n° II en mi majeur, BWV 1053. Anastasia Injushina, piano, Hamburger Camerata, dir. Ralf Gothóni. 1 CD Ondine. Réf. : ODE 1224-2, code barre : 0 761195 122426. Enregistrement salle Friedrich-Ebert, Hambourg-Harbourg, les1, 3 et 4 novembre 2012. Notice bilingue : anglais, allemand. Durée : 69’25

 

C’est épatant, et probablement ce qu’il fallait faire : aborder quatre concertos pour piano et orchestre conçus par trois membres éminents de la famille Bach, avec une spontanéité, une grâce et une fluidité bien rarement rencontrées.

Le piano d’, artiste russe, élève du Conservatoire de Saint-Pétersbourg puis de l’Académie Sibelius d’Helsinki, préludes à une carrière bien garnie. Il fait merveille tant par la beauté de son timbre que par la contagiosité de son jeu enthousiaste, précis, réjoui, qui nous parait entrainer dans son sillage la Camerata de Hambourg avec ses pupitres homogènes et harmonisés, dirigée avec fougue et une lueur similaire par le geste assuré de , Finlandais connu comme pianiste ( et compositeur) de grand talent.

Heureuse surprise donc pour une exécution exaltée et exaltante, radieuse et rayonnante, entièrement dévouée à communiquer l’esprit d’un certain 18e siècle. Bien évidemment, on pourrait détailler ce qui différencie ces musiques par un travail musicologique qui jamais ne remplacera l’écoute sensuelle et sensitive. A ce titre, on retiendra la souplesse, la ductilité, la mélodie chantante et la rythmique souriante des mouvements rapides, les premiers et derniers mouvements de chaque concerto, mais aussi la retenue sans pathos, celle d’avant le romantisme des andante. On pense notamment à l’allure soutenue de l’Allegro di molto du Concerto en ré majeur de Carl Philipp Emmanuel Bach et à son pendant chez avec l’Allegro con spirito du Concerto de même tonalité. Quant au BWV 1053 de Jean-Sébastien, chaque partie, bien connue, résonne et s’amplifie dans le cerveau des auditeurs familiarisés avec ce must, s’il en est. Pour finir, il nous faut insister sur le niveau artistique de cette Hamburger Camerata à l’œuvre depuis 1986 dont la flexibilité subtile, le brillant technique, l’à-propos stylistique minutieux et l’énergie communicative justifieraient une plus intense victoire auprès d’un public sensiblement élargi.

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Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788) : Concerto en ré majeur, Wq 43/2 ; Johann Christian Bach (1735-1782) : Concerto en ré majeur, op. 7/3, Concerto en mi bémol majeur, op. 7/5 ; Johann Sebastien Bach (1685-1750) : Concerto n° II en mi majeur, BWV 1053. Anastasia Injushina, piano, Hamburger Camerata, dir. Ralf Gothóni. 1 CD Ondine. Réf. : ODE 1224-2, code barre : 0 761195 122426. Enregistrement salle Friedrich-Ebert, Hambourg-Harbourg, les1, 3 et 4 novembre 2012. Notice bilingue : anglais, allemand. Durée : 69’25

 
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