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Au Louvre, le joyeux atelier de l’Orchestre de Paris

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Paris. Auditorium du Louvre. 18-IX-2013. Richard Strauss (1864-1949) : Sérénade en mi bémol majeur op. 7 ; Sonatine n° 2 « Symphonie » en mi bémol majeur, « Le joyeux atelier » ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Sérénade pour treize instruments en si bémol majeur K. 361. Musiciens de l’Orchestre de Paris : Vicens Prats et Bastien Pelat, flûtes ; Alexandre Gattet et Gildas Prado, hautbois ; Philippe Berrod, Raphaël Sévère et Bertrand Laude, clarinettes ; Julien Desgranges, cor de basset ; Renaud Guy-Rousseau, clarinette basse ; Antoine Sobczak, contrebasse ; André Cazalet, Benoît de Barsony, Anne-Sophie Corrion et Jean-Michel Vinit, cors ; Giorgio Mandolesi et Amrei Liebold, basson ; Stéphane Labeyrie, tuba. Direction : Andris Poga.

Raphael_Severe©Bertrand_Bechard Une excellente idée, cette rentrée en Harmoniemusik ! , , , , ce sont des musiciens qu’on connaît bien, mais qu’on observe le plus souvent de loin, concentrés dans l’effort de leurs solos au sein de l’. D’où le plaisir de les voir, eux et leurs collègues, dialoguer avec enjouement et conviction.

La Gran Partita touche au divin, c’est entendu. Mais les deux œuvres de Strauss, qu’elles soient juvénile (l’op. 7, composé en 1881) ou tardive (la Sonatine, née entre 1943 et 1945), valent mieux que des exercices de style. Cette dernière pièce, en particulier, dédiée « à l’esprit du divin Mozart », mérite son sous-titre de Symphonie par une profusion de méandres et de volutes qui évoquent les émois du Chevalier à la rose, ou encore le somptueux automne de Capriccio. N’empêche que l’emploi d’un tuba, même joué avec dextérité, à la place du contrebasson a eu tendance à alourdir la Sérénade, moins cependant que des cors encore mal léchés en ce début de concert. La sonorité d’ensemble s’est notablement améliorée dans la Sonatine, du fait de l’adjonction d’autres bois, mais aussi d’une tenue bien supérieure des cors. , assistant auprès de Paavo Järvi, obtenait clarté et précision sans freiner l’élan nécessaire. Même le dernier mouvement, le plus complexe, a été très réussi.

La Gran Partita a été donnée dans son instrumentation authentique (avec deux cors de basset et une contrebasse), sinon sur instruments d’époque. Il n’y a pas eu besoin d’attendre très longtemps, en fait dès les premières interventions de la clarinette, pour savoir que l’interprétation serait remarquable de délicatesse et de volubilité. Il faut y ajouter la fermeté et la souplesse de la conduite d’, notamment dans le célèbre Adagio. Si ce fabuleux passage n’a pas déçu les attentes, le Menuet suivant n’en était pas moins intéressant, par la diversité de ses éclairages. Et il faut citer également les variations sur un thème, bien croquées, avant un finale bondissant. Bref, on ne peut que souhaiter que les musiciens maintiennent ce niveau tout au long de la saison.

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Paris. Auditorium du Louvre. 18-IX-2013. Richard Strauss (1864-1949) : Sérénade en mi bémol majeur op. 7 ; Sonatine n° 2 « Symphonie » en mi bémol majeur, « Le joyeux atelier » ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Sérénade pour treize instruments en si bémol majeur K. 361. Musiciens de l’Orchestre de Paris : Vicens Prats et Bastien Pelat, flûtes ; Alexandre Gattet et Gildas Prado, hautbois ; Philippe Berrod, Raphaël Sévère et Bertrand Laude, clarinettes ; Julien Desgranges, cor de basset ; Renaud Guy-Rousseau, clarinette basse ; Antoine Sobczak, contrebasse ; André Cazalet, Benoît de Barsony, Anne-Sophie Corrion et Jean-Michel Vinit, cors ; Giorgio Mandolesi et Amrei Liebold, basson ; Stéphane Labeyrie, tuba. Direction : Andris Poga.

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