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Hilary Hahn et le Chamber Orchestra of Europe à la Cité de la Musique

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Paris, Salle des concerts de la Cité de la musique. 30-X-2013. Arnold Schoenberg (1874-1951) : Verklärte Nacht op. 4 ; Samuel Barber (1910-1981) : Concerto pour violon op. 14 ; Dimitri Chostakovitch (1906-1975) : Symphonie n° 9 op. 70. Hilary Hahn, violon ; Chamber Orchestra of Europe, direction : Jaap van Zweden.

jaap_van_zweden©kadir_van_lohuizenLa venue de l’Orchestre de Chambre d’Europe est toujours une fête sonore. Le glacis des cordes fait briller la Nuit transfigurée, la beauté des vents éclate dans les nombreuses occasions offertes par le Concerto de Barber, les cuivres et les percussions se montrent impeccables de précision et d’élégance dans la Symphonie n°9 de Chostakovitch.

Dans Schoenberg, la clarté des voix des pupitres, quasiment équivalente à celle d’un sextuor, permet de saisir mille beautés de l’exécution, comme les frémissements collectifs de vibrato, la finesse des arabesques, la qualité des unissons, la magie des effets nocturnes qui accompagnent la réponse du mari et la coda.

défend ensuite le Concerto pour violon de Barber. A la différence des autres œuvres importantes du compositeur, celle-là a conquis une place au disque et au concert, mais elle a encore l’attrait de la rareté. L’interprétation qui en est donnée ce soir est remarquable par la cohésion entre soliste et orchestre, même si la taille de la Salle des concerts en fait perdre le détail. Servie avec une telle maîtrise, la partition présente la quintessence d’un romantisme doux-amer, automnal et chatoyant. Le caractère ludique du Finale n’est pas moins bien rendu, et, là encore, la réussite est collective. Nonobstant, le jeu de est toujours impressionnant d’aisance sans facilité et de sobriété sans raideur.

Dans la Symphonie n°9 de Chostakovitch, tous les instrumentistes sont au point, jouant de leur sûreté et de leur inventivité pour donner à cette « petite pièce enjouée » (selon l’auteur) son caractère bouffon et extravagant. Solos poignants de la clarinette et du basson, balancement désolé du Moderato ou délire contrôlé du mouvement final : ici point d’emphase politisante ni de lourdeur humoristique, juste une puissante machinerie musicale, tenue d’une main implacable par le chef. Un concert de haut niveau, dû à une formation de grande valeur.

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Paris, Salle des concerts de la Cité de la musique. 30-X-2013. Arnold Schoenberg (1874-1951) : Verklärte Nacht op. 4 ; Samuel Barber (1910-1981) : Concerto pour violon op. 14 ; Dimitri Chostakovitch (1906-1975) : Symphonie n° 9 op. 70. Hilary Hahn, violon ; Chamber Orchestra of Europe, direction : Jaap van Zweden.

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