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Un Robert le Diable pour le chant et l’orchestre

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The Royal Opera House, Londres. Giacomo Meyerbeer (1791-1864) : Robert le Diable, opéra en 5 actes. Eugène Scribe et Germain Delavigne (livret), Laurent Pelly (mise en scène), Chantal Thomas (décors), Laurent Pelly (costumes), Duane Schuler (éclairages), Lionel Hoche (chorégraphie). Bryan Hymel (Robert), Johan Relyea (Bertram), Marina Poplavskaya (Alice), Patrizia Ciofi (Isabelle), Chœur de l’Opéra royal, Orchestre de l’Opéra Royal, dir. Daniel Oren. 2 DVD Opus Arte. Réf. : OA 1106D, code barre : 8 09478 01106 4. Enregistré au Royal Opera House, Covent Garden, Londres, 15 décembre 2012. Notice : anglais, français, allemand, japonais, coréen. Chanté en français avec sous-titres en anglais, français, allemand. Format audio : LPCM 2.0, dts digital surround ; format musique : 16 :9 Digital Surround. Code : 0. Durée : 211 mn

 

meyerbeer_robert le diable opusarteL’opéra de , Robert le Diable, d’après un livret de Scribe et Delavigne, fut présenté en création à l’Opéra de Paris le 21 novembre 1831. L’histoire est celle de Robert, un fier chevalier qui, en compagnie de son écuyer Bertam, mauvais conseiller, se retrouve  en Sicile. S’ensuit une série d’épisodes plus ou moins emberlificotés qu’il vaut mieux ne pas rattacher à la logique de notre temps. Tout cela se passe d’ailleurs au 12e siècle et justifie rebondissements, invraisemblances, bons et mauvais sentiments. Robert le Diable connut un franc succès et de nombreuses représentations au cours du 19e siècle. Spectacle proche d’un style troubadour, il entraîne directement à une mise en scène somptueuse de tant au plan des mouvements qu’à celui des décors. Meyerbeer s’éloigne alors de l’opéra tel qu’illustré par son contemporain Rossini et s’engage ainsi dans un courant repoussant l’opéra-comique, caractérisant davantage les personnages, paramètres qui conduiront ultérieurement aux authentiques chefs-d’œuvre : les Huguenots, le Prophète et l’Africaine. Etapes majeures qui allaient ponctuer ses succès et sa célébrité.

Ces opéras ambitieux reposent en grande partie sur une musique riche, dense, compacte, envahissante, inconnue auparavant et innovant un genre  que l’on a qualifié de « grand opéra » français, à la fois épique et historique dont l’influence s’étendra sur les romantiques, Verdi et Wagner. Toutes ces qualités instrumentales valent également pour les voix solistes et les chœurs qui déploient pleinement ses facultés mélodiques et son analyse des caractères. L’opulent spectacle monté au Royal Opera House  en décembre 2012 par a déclenché toute une gamme de critiques tout comme les costumes colorés et originaux, les décors extravagants et bariolés (dus à ), les éclairages  singuliers et ampoulés (conçus par Chantal Thomas), les éclairages et les chorégraphies vivifiants et crus de Duane Schuler.

Toutes les voix principales, bien tranchées, s’imposent en s’intégrant globalement et idéalement à leur histoire alambiquée et désordonnée voulue par les librettistes. Tout cela se tient et mérite d’être respecté en tant que choix consenti et assumé. L’Orchestre du Royal Opera House procure toute satisfaction par sa perfection, sa présence et sa domination. On ne saurait oublier le travail exceptionnel du chef israélien  . Un divertissement  plaisant.

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