À emporter, Audio, Musique de chambre et récital

Philippe Gaubert, un compositeur à découvrir

Plus de détails

Philippe Gaubert (1879-1941) : Sonate pour violon et piano en la majeur ; Trois Pièces, pour violoncelle et piano ; Quatre Esquisses, pour violon et piano ; Lamento, pour violoncelle et piano ; Trois Aquarelles, pour piano, violon et violoncelle. Jean-Marc Phillips-Varjabédian, violon ; Henri Demarquette, violoncelle ; Marie-Josèphe Jude, piano. 1 CD Timpani. Réf. : 1C1203, code barre : 3 377891 312039. Enregistrement réalisé à Vincennes, Cœur de ville, octobre 2012 et octobre 2013. Notice bilingue : français et anglais. Durée : 64’34

 

Les Clefs ResMusica

gaubert_judeLe nom de survit essentiellement par sa remarquable activité de chef d’orchestre. Après avoir, sur les conseils de son maître Paul Taffanel, passé le concours et obtenu la place de second chef de l’Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire en 1904 (il n’a que 25 ans) avec le final Presto de la Neuvième Symphonie de Beethoven, il succède à André Messager en 1919 et déploie une intense et brillante activité livrant un répertoire exceptionnellement ouvert jusqu’en 1938. De plus, cet éminent flûtiste enseigne son instrument au Conservatoire de Paris puis à dater de 1931 tient la classe de direction d’orchestre  en remplacement de Vincent d’Indy décédé. Le label Timpani lutte avec brio et efficacité contre l’oubli du compositeur.

Cette livraison admirablement défendue  par (piano), (violon) et (violoncelle) nous permet de découvrir et d’apprécier un créateur très intéressant, assez typiquement français, dont le style est « néoclassique, mais teinté de modernisme », selon Dent. Au-delà, la musique de Gaubert véhicule un équilibre heureux, une continuité de ton et d’atmosphère, une clarté formelle permanente, une retenue mélodique rassurante, un flux sonore concis parfaitement maîtrisé, aux contours d’une franche coupe et aux envolées lyriques empreintes d’une pudeur dissimulée bien éloignée de  toute mélancolie et de tout romantisme. Bref, la musique de chambre de illustre avec grâce et classe l’art musical français de ce temps. L’envol prévisible et mérité de la Sonate pour violon et piano composée en 1915, dédicacée aux prestigieux Jacques Thibaud et Alfred Cortot, fut brisé par la Première Guerre mondiale et ne fut publiée que cinq années plus tard sans pouvoir récupérer la place qui, légitimemement, lui revenait de droit. Elle porte toute l’élégance, affiche les parfaites proportions qui la caractérisent et un enthousiasme généreux  et sain considéré par beaucoup comme naturellement hexagonal. Une réhabilisation de Gaubert-compositeur,  digne de figurer à égalité avec les grands créateurs français contemporains, se dessine grâce, en grande partie, aux initiatives de Timpani (Symphonie, Le Chevalier et la Damoiselle, une musique de ballet, des mélodies) dont on conseille vivement la fréquentation.

(Visited 893 times, 1 visits today)

Plus de détails

Philippe Gaubert (1879-1941) : Sonate pour violon et piano en la majeur ; Trois Pièces, pour violoncelle et piano ; Quatre Esquisses, pour violon et piano ; Lamento, pour violoncelle et piano ; Trois Aquarelles, pour piano, violon et violoncelle. Jean-Marc Phillips-Varjabédian, violon ; Henri Demarquette, violoncelle ; Marie-Josèphe Jude, piano. 1 CD Timpani. Réf. : 1C1203, code barre : 3 377891 312039. Enregistrement réalisé à Vincennes, Cœur de ville, octobre 2012 et octobre 2013. Notice bilingue : français et anglais. Durée : 64’34

 
Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.