Premier concert d’Henri Chalet avec la Maîtrise Notre-Dame de Paris

Concerts, La Scène, Musique d'ensemble

Paris, Cathédrale Notre-Dame. 18-XI-2014. William Byrd (1539/40-1623) : Beata viscera ; Henry Purcell (1659-1695) : O God, thou art my God Z 35 ; Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : Zadok the Priest HWV 258 ; John Stainer (1840-1901) : I saw the Lord ; Benjamin Britten (1913-1976) : Hymn to Saint Cecilia op. 27 ; Jubilate Deo en mi bémol ; Ralph Vaughan Williams (1872-1958) : Three Choral Hymns ; Messe en sol mineur. Yves Castagnet, orgue de choeur ; Maîtrise Notre-Dame de Paris, direction : Henri Chalet.

henri-chaletNommé chef principal de la , donne un superbe concert inaugural sur un programme anglais.

Bien que la première pièce, de Byrd, soit chantée depuis le fond du chœur, elle montre la constance de la qualité de la Maîtrise, représentée ce soir par une trentaine de chanteurs et chanteuses, en majorité de jeunes adultes. Ce premier concert dirigé par le nouveau chef principal, précédemment chef assistant, , offre un panorama de la musique religieuse anglaise des années 1600 à 1940. Ce n’est évidemment qu’un aperçu de cet immense répertoire, puisqu’on aurait pu convoquer Tallis, Stanford, Rutter, etc., mais le programme est déjà superbe.

Le sommet de ce concert, sans que rien n’y soit manqué, c’est la Messe en sol mineur de Vaughan Williams. L’acoustique amplifie merveilleusement les sobres volutes et les dialogues entre solistes et double chœur. L’interprétation est d’une clarté et et d’un modelé parfaits (mais pourquoi diable ne pas avoir chanté le Credo ?). Les rares Hymnes du même compositeur sont aussi bien rendus, dans leur foi robuste et leur refus de tout pédantisme.
Fort de la qualité d’articulation et de l’aisance vocale de ses chanteurs, Henri Chalet obtient très efficacement l’énergie et les nuances nécessaires pour donner du relief au chant. Pourtant, les pièces les plus imposantes ne produisent qu’un effet limité, à cause de l’effectif (un Zadok sans trompettes ni timbales n’est évidemment pas aussi impressionnant que d’habitude), mais aussi par un certain défaut de fermeté et d’ampleur (la première partie du bel hymne de Stainer, qui dépeint le Seigneur trônant avec les Séraphins). Mais les difficultés de l’Hymne à Sainte-Cécile de Britten sont surmontées de belle façon. La pureté des timbres et la qualité des solos n’ont pas à rougir face aux grands chœurs britanniques. Et, dans la sophistication de Britten comme dans la fervente simplicité de Vaughan Williams, la trouve une authentique et précieuse poésie.

Photo :  © Henri Chalet

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