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Dudamel, le roi du bruit à Paris

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Paris, Philharmonie de Paris, 24 et 25-I-2015. Ludwig van Beethoven : Symphonie n°5. Richard Wagner, L’Entrée des Dieux au Walhalla (extrait de L’Or du Rhin), le voyage de Siegfried sur le Rhin (extrait du Crépuscule des Dieux), mort de Siegfried et Marche funèbre (extrait du Crépuscule des Dieux), murmures de la forêt (extrait de Siegfried), la chevauchée des Walkyries (extrait de La Walkyrie). Julián Orbón, Tres Versiones Sinfónicas. Mahler, symphonie n°5. Orchestre Symphonique Simón Bolivar du Venezuela. Direction : Gustavo Dudamel

Gustavo-Dudamel-012Après en avoir mis plein les tympans à Bruxelles, Dudamel, l’homme qui déchaîne les décibels, était à Paris pour deux concerts avec en trame de fond, les titans de la musique allemande auxquels se sont ajoutés les Tres Versiones sinfonicas de Julian Orbon.

, fidèle à lui-même, offre un spectacle haut en couleur : la Symphonie n°5 de Beethoven à plein volume, où le chef bat parfois à la demi croche pour indiquer à ses musiciens de bien marquer les quatre notes du « thème du destin ». Fébriles et passionnées, pleines de rage, les dernières notes résonnent comme des coups de canon, signe de la violence inouïe que le chef et son orchestre entendent dans cette œuvre.

La reprise d’extraits de la Tétralogie wagnérienne nous a donné un aperçu, en 45 minutes, du talent de l’orchestre : impossible de rester indifférent à cet ensemble absolument gigantesque : l’armée de 12 contrebasses murmurant les trémolos d’un extrait de Siegfried, avait de quoi faire frémir. La « Chevauchée des Walkyries » et la « Mort d’Isolde » sont venus clore un premier concert qui nous a offert un éclairage particulier sur la perfection orchestrale de l’œuvre de Wagner, qui passe — à tort— au second plan quand la Tétralogie est donnée à l’opéra.

Une incursion dans un univers très différent ouvrait la seconde partie de ce week-end musical : les Tres Versiones, endiablées et bigarrées ont mis en valeur le brio et la virtuosité d’ensemble de l’Orchestre Simon Bolivar. La  Symphonie n°5 de , clou du spectacle, était pourtant la partie la plus décevante du concert : la ferveur de la direction de Dudamel accentuait un caractère plus martial qu’exalté de la Symphonie. Même l’Adagietto perdait en douceur ce qu’il gagnait en passion.

Malgré tout, l’on retiendra de ces concerts une bouffée d’énergie qui pouvait bien être contagieuse, au regard de l’enthousiasme du public à la fin de ces deux concerts débordant de fougue.

Crédit photo: Nohely Oliveros

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