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L’Ensemble Arianna dévoile les tragiques destins baroques

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Michel Pignolet de Montéclair (1667-1737) : La Morte di Lucretia, cantate ; Alessandro Scarlatti (1660-1725) : L’Arianna, cantate ; Giuseppe Tartini (1692-1770) Sonate « Didone abbandonata » ; Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : Armida abbandonata, cantate HWV 105. Stéphanie Révidat, soprano ; Flavio Losco, violon ; Yoko Kawakubo, violon ; Jean-Paul Talvard, violone ; Bruno Helstroffer, théorbe et guitare baroque ; Marie-Paule Nounou, clavecin. 1 CD XCP 5047. Code barre : 3361540050472.
Enregistré en la chapelle de l’Enclos Saint-François de Montpellier (Hérault) du 7 au 11 mai 2014 par Jean-Marc Laisné. Livret bilingue français anglais. Durée totale : 65’14 ».

 

femme_meutrie_arianna_xcpL’ensemble de musique baroque montpelliérain Arianna, déjà riche d’une discographie justement remarquée et récompensée, propose ici un florilège de cantates italiennes, portées par la voix passionnée de , sur le thème éternel de la femme meurtrie. de son archet dirige l’ensemble dans un élan baroque d’une rare beauté.

Née à Venise, la cantate italienne s’est développée vers les grands centres culturels, Rome et Naples. Basée sur des thèmes de la mythologie, elle exprime souvent les états d’âme les plus divers, et en particulier les douleurs et les trahison des destins tragiques. On note également l’intérêt porté à ce genre par des compositeurs étrangers à l’Italie, en France et en Allemagne. C’est ce que propose cet enregistrement.

On retrouve tout d’abord Michel de Montéclair, l’un des premiers français à avoir utilisé le genre, tout en gardant la langue italienne, s’épanchant avec tout les affetti requis.
Georges Friedrich Haendel, lui aussi passé par l’Italie, dans les mains de Corelli, s’adonne avec délices à cette mode fort prisée. Le grand maître bien sûr de cette forme musicale est au centre de ce programme : , auteur de tant de cantates, représenté ici dans « Ebra d’amor fuggia… » (« Ivre d’amour, Ariane fuit… ») portant le sous-titre L’Arianna, amusant clin d’œil au nom même de l’ensemble qui l’interprète. En contrepoint des trois cantates proposées, la Sonate de Tartini pour le violon démontre que cet instrument roi de l’art musical italien peut harmonieusement se substituer à la voix et en adopter les accents et les passions.

L’ s’impose une nouvelle fois comme l’un des meilleures formations baroques du moment. Le choix de la soprano , en soliste inspirée et passionnément dramatique, fait de cette parution un événement d’exception, parmi les plus belles réalisations dans ce répertoire. On appréciera également la belle acoustique de la chapelle de l’Enclos Saint-François de Montpellier, construite au début du XXe siècle à l’imitation de la Sainte-Chapelle à Paris. La prise de son nous l’offre dans toute son authenticité, pour la voix soliste et les instruments, rendus avec une limpidité et une aération exemplaires. Cette excellence sonore est une heureuse habitude de l’éditeur montpelliérain XCP.

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Michel Pignolet de Montéclair (1667-1737) : La Morte di Lucretia, cantate ; Alessandro Scarlatti (1660-1725) : L’Arianna, cantate ; Giuseppe Tartini (1692-1770) Sonate « Didone abbandonata » ; Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : Armida abbandonata, cantate HWV 105. Stéphanie Révidat, soprano ; Flavio Losco, violon ; Yoko Kawakubo, violon ; Jean-Paul Talvard, violone ; Bruno Helstroffer, théorbe et guitare baroque ; Marie-Paule Nounou, clavecin. 1 CD XCP 5047. Code barre : 3361540050472.
Enregistré en la chapelle de l’Enclos Saint-François de Montpellier (Hérault) du 7 au 11 mai 2014 par Jean-Marc Laisné. Livret bilingue français anglais. Durée totale : 65’14 ».

 
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