Concerts, La Scène, Musique d'ensemble

Humain, trop humain, le Requiem allemand à la Philharmonie

Plus de détails

Paris. Philharmonie 2. 11/VI/15. Human Requiem. Musique : Ein deutsches Requiem, de Johannes Brahms. Conception et mise en scène : Jochen Sandig / Sasha Waltz & guests. Décor : Brad Hwang. Lumières : Jörg Bittner. Sylvia Schwartz, soprano ; Konrad Jarnot, baryton ; Angela Gassenhuber, piano ; Philip Mayers, piano ; Rundfunkchor Berlin (chef de chœur : Gijs Leenaars), avec la participation d’enfants du Chœur d’enfants de l’Orchestre de Paris.

human requiem 07(c)_Matthias_Heyde-BDDans le cadre de la Biennale d’art vocal, une superbe et originale mise en espace du Requiem allemand de Brahms par devient Human Requiem, une expérience musicale et sensorielle unique pour le public de la Salle des concerts de la Philharmonie.

Les choristes du sont mêlés au public debout ou assis à même le sol du parterre de la Salle des concerts de la Philharmonie, débarrassée de ses fauteuils. Dans ce vaste quadrilatère de parquet blond, on ne distingue d’abord pas ceux qui chantent de ceux qui écoutent, éblouis, Ein deutsches Requiem de Brahms.
Soudain, un mouvement s’opère et les choristes commencent à évoluer au milieu des spectateurs, doucement. Parfois, leurs pieds sont nus. Comme une vague, les groupes de chanteurs avancent ou refluent dans la foule, esquissant une procession mortuaire, un moment de recueillement, de ferveur ou d’abandon sur une balançoire. Vue du balcon, cette chorégraphie collective est un ressac fascinant.

Les solistes, la soprano et le baryton sont, comme dans une mise en scène d’opéra, alternativement mis en valeurs par les lumières ou portés par les choristes. Hissé sur un podium ou tiré au milieu du parterre, le piano est un pôle d’attraction subtil et discret.
Dans la foule, le public n’ose pas sortir son portable pour photographier les chanteurs qui les frôlent ou les touchent. Une main posée sur l’épaule, un coussin offert pour s’asseoir, à travers ces gestes, les choristes s’immergent dans la foule dont ils puisent l’énergie pour chanter.

signe son premier spectacle avec cette remarquable mise en espace. Programmateur et directeur de nombreuses scènes alternatives berlinoises depuis vingt ans, notamment aux côtés de la chorégraphe , il fait preuve avec cette proposition d’un sens de l’écoute qui fait chaud au cœur.

Crédits photographiques : © Matthias Heyde

Plus de détails

Paris. Philharmonie 2. 11/VI/15. Human Requiem. Musique : Ein deutsches Requiem, de Johannes Brahms. Conception et mise en scène : Jochen Sandig / Sasha Waltz & guests. Décor : Brad Hwang. Lumières : Jörg Bittner. Sylvia Schwartz, soprano ; Konrad Jarnot, baryton ; Angela Gassenhuber, piano ; Philip Mayers, piano ; Rundfunkchor Berlin (chef de chœur : Gijs Leenaars), avec la participation d’enfants du Chœur d’enfants de l’Orchestre de Paris.

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.