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L’énergie américaine d’Alvin Ailey dans un répertoire sur-mesure

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Paris. Théâtre du Châtelet. Dans le cadre des Etés de la danse. 13/VII/15. Alvin Ailey American Dance Theater. Lift (2013), chorégraphie : Aszure Barton, musique : Curtis Macdonald, costumes : Fritz Masten, lumières : Burke Brown. Awassa Astrige/Ostrich (1932), chorégraphie : Asadata Dafora, musique : Carl Riley, costumes : Catti, lumières : Craig Miller, avec Yannick Lebrun. Bad Blood (1984), chorégraphie : Ulysses Dove, musique : Laurie Anderson et Peter Gabriel, costumes et scénographie : Carol Vollet-Kingston, lumières : Beverly Emmons. Minus 16 (1999), chorégraphie et costumes : Ohad Naharin, lumières : Avi Yona Bueno. Avec les danseurs de l’Alvin Ailey American Dance Theater, direction artistique : Robert Battle.

Alvin-Ailey-American-Dance-Theater-Bad-Blood-Ulysses-Dove-c-Steve-WilsonJusqu’au 1er août, aucune soirée ne sera semblable à la précédente. Pour son second passage à Paris dans le cadre des Étés de la danse, la compagnie a prévu de nombreuses premières françaises. Un répertoire sur mesure pour cette compagnie américaine pleine d’énergie !

C’est après avoir partagé le quotidien des danseurs en tournée que la chorégraphe canadienne Aszure Barton a écrit pour eux Lift, un ballet choral. Puisant dans les racines africaines des danseurs afro-américains de la compagnie, elle irrigue son spectacle de tambours rythmés, d’ondulations sensuelles et de rassemblements tribaux. Cette lecture un peu trop littérale s’appuie sur l’énergie et la beauté des corps des danseurs de l’ American Dance Company. Fluidité du haut du corps, silhouettes athlétiques et fuselées, expressivité, Elle met en scène l’essence de leur identité dans ce ballet très bien éclairé !

Un petit tour d’autruche ensuite avec ce curieux solo des années 30, Awassa Astridge/Ostrich d’Asadata Dafora. Les oiseaux ont toujours inspiré les danseurs. Le cygne, magnifié dans le Lac des cygnes ou par Maïa Plissetskaia ou, plus près de nous, tous les oiseaux apprivoisés par Luc Petton. La lecture plus ethnique d’Asadata Dafora n’est pas moins intéressante, basée sur une technique de danse africaine, fesses relevées, épaules souples et torse ondulant.

Chorégraphe prolifique, Ulysses Dove a créé de nombreuses pièces pour l’Alvin Ailey American Dance Theater. Dans Bad Blood, il questionne le couple et ses individualités. Les corps athlétiques, énergiques, musclés, moulés dans des blancs académiques, évoluent sur une musique de Laurie Anderson et Peter Gabriel. Tours groupés, portés très audacieux, les solos, duos ou ensembles sont efficaces et techniques.

Alvin-Ailey-American-Dance-Theater-Minus-16-Ohad-Naharin-c-Paul-KolnikC’est pourquoi quand propose, avec Minus 16, une vision plus contemporaine, plus asexuée de ces corps, le public applaudit et se laisse emporter. L’efficacité du chorégraphe Israélien ne se dément pas, même avec un medley un peu décousu de ses pièces les plus célèbres. La fraîcheur et la spontanéité du public du Châtelet, mais aussi sa fantaisie, récompensent largement les danseurs de l’Alvin Ailey American Dance Theater pour leur débauche d’énergie.

Photos : © Paul Kolnik, Steve Wilson, Rosalie O Connor

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Paris. Théâtre du Châtelet. Dans le cadre des Etés de la danse. 13/VII/15. Alvin Ailey American Dance Theater. Lift (2013), chorégraphie : Aszure Barton, musique : Curtis Macdonald, costumes : Fritz Masten, lumières : Burke Brown. Awassa Astrige/Ostrich (1932), chorégraphie : Asadata Dafora, musique : Carl Riley, costumes : Catti, lumières : Craig Miller, avec Yannick Lebrun. Bad Blood (1984), chorégraphie : Ulysses Dove, musique : Laurie Anderson et Peter Gabriel, costumes et scénographie : Carol Vollet-Kingston, lumières : Beverly Emmons. Minus 16 (1999), chorégraphie et costumes : Ohad Naharin, lumières : Avi Yona Bueno. Avec les danseurs de l’Alvin Ailey American Dance Theater, direction artistique : Robert Battle.

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