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Ad noctum, le duo nocturne de Christian Rizzo

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Paris. Centre Georges Pompidou. 18-II-2016. Christian Rizzo : ad noctum. Chorégraphie, scénographie et costumes : Christian Rizzo. Création musicale : Pénélope Michel et Nicolas Devos (Cercueil / Puce Moment). Musique additionnelle : Arvo Pärt. Création lumière : Caty Olive. Images de synthèses : Iuan-Hau Chiang et Sophie Laly. Assistante artistique : Sophie Laly. Réalisation costumes : Laurence Alquier. Collaboration graphisme tapis de scène : Michel Martin. Direction technique, régie lumière : Thierry Cabrera. Régie générale : Marc Coudrais. Régie plateau : Jean-Christophe Minart. Avec Kerem Gelebek et Julie Guibert.

ad noctumLe chorégraphe a confié à deux de ses danseurs fétiches un duo acéré et mystérieux autour de la danse de couple.

Sur sol graphique en noir et blanc apparaissent par intermittence les silhouettes d’un homme et d’une femme. Ce sont celles de et de , fidèles danseurs de . Dos à dos, ils esquissent quelques pas inspirés des danses de couple, dont toute référence visible a été effacée. est particulièrement habile dans le recyclage des danses populaires, qu’il dépersonnalise pour mieux les illuminer de l’intérieur. Il l’a prouvé avec D’après une histoire vraie, inspirée d’une danse d’hommes entrevue quelque part au bord de la Méditerranée. Grâce à l’excellence de ses interprètes, il obtient dans ce nouveau duo des qualités de corps et de mouvement tout à fait fascinantes, dans la tension comme dans l’abandon, à l’instar d’une Anne Teresa de Keersmaeker aujourd’hui.

ad noctumCaty Olive signe l’intermittence lumineuse du spectacle à l’aide de néons froids, qui génère de la frustration et une certaine insécurité visuelle. On laisse le couple à un endroit du plateau pour le retrouver quelques secondes plus tard à un autre. L’œil se perd dans l’obscurité, tandis que l’esprit vagabonde. Pendant ces parfois longues éclipses, la musique continue – remarquable partition électronique de et , incubée dans les laboratoires de l’ dans le cadre du programme « In Vivo Electro » de l’académie Manifeste 2015.

Le troisième interprète du spectacle est cependant une mystérieuse boîte noire qui émet alternativement ou conjointement des effets lumineux ou sonores. Imposant parallélépipède, c’est une installation à part entière, à l’intérieur de laquelle s’animent des silhouettes dansantes comme dans une lanterna magica. Délaissant la dimension charnelle du couple complice qui s’enlace et se délace d’une main confiante, Christian Rizzo préfère alors la projection électrique d’un fantôme, et renoue avec l’esprit de sa toute première pièce, où une robe dansait seule sous l’effet d’un ventilateur.

Photos : © Marc Coudrais

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Paris. Centre Georges Pompidou. 18-II-2016. Christian Rizzo : ad noctum. Chorégraphie, scénographie et costumes : Christian Rizzo. Création musicale : Pénélope Michel et Nicolas Devos (Cercueil / Puce Moment). Musique additionnelle : Arvo Pärt. Création lumière : Caty Olive. Images de synthèses : Iuan-Hau Chiang et Sophie Laly. Assistante artistique : Sophie Laly. Réalisation costumes : Laurence Alquier. Collaboration graphisme tapis de scène : Michel Martin. Direction technique, régie lumière : Thierry Cabrera. Régie générale : Marc Coudrais. Régie plateau : Jean-Christophe Minart. Avec Kerem Gelebek et Julie Guibert.

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