Poetry, le duo minimaliste de Maud Le Pladec

Danse , La Scène, Spectacles Danse

Danse. Paris, Théâtre national de Chaillot. 25/V/16. Maud Le Pladec : Poetry. Conception et chorégraphie : Maud Le Pladec. Musique : Fausto Romitelli (Trash TV Trance), Tom Pauwels (création originale). Lumières et couleurs : Sylvie Mélis, assistée de Nicolas Marc. Costumes : Alexandra Bertaut. Regards extérieurs : Enora Rivière, Aurélien Richard. Régie générale : Fabrice Le Fur. Régie son : Vincent Le Meur. Avec Maud Le Pladec, Julien Gallée-Ferré et le musicien Tom Pauwels.

Premier volet d’un diptyque consacré au compositeur Faust Romitelli, Poetry, duo millimétré de est de passage au Théâtre national de Chaillot.

Il aura fallu cinq ans à Poetry pour se retrouver sur le plateau d’un Théâtre national. Il faut dire que ce duo radical et minimaliste prend le spectateur à rebrousse-poil. Sur scène, un guitariste électrique – le virtuose – trône devant une enceinte géante, flanqué d’un danseur, Julien Gallée-Ferré et d’une danseuse, , sagement assis sur des chaises. Le dispositif millimétré suit avec précision les riffs et les vibrations de la guitare, dont les sons grinçants sont parfois à la limite de l’audible. a enrichi de ses propres compositions la partition de 12 minutes de , Trash TV Trance, prétexte au spectacle.

Poetry est le deuxième volet du diptyque consacré au compositeur italien, après Professor, créé en 2010. Maud Le Pladec, dont les projets entretiennent un rapport étroit avec la musique contemporaine, y explore la mécanique des mouvements, l’altération des formes dans toutes les nuances et les textures que la partition lui offre. La chorégraphe dit s’intéresser à la musique bruitiste. A l’instar de David Linehan, qui s’aventure davantage dans l’exploration du langage, Maud Le Pladec expérimente la manière dont les sons et les gestes s’entrechoquent sur un plateau.

Cette intelligence musicale reste cependant un peu trop conceptuelle pour fasciner pendant 50 minutes. Les lumières – subtil travail de Sylvie Miélis – heureusement, enveloppent les interprètes d’un halo coloré qui ajoutent des tonalités à la palette de sensations déployée par la chorégraphe.

Photo : © Caroline Ablain

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