La Messe en ut de Mozart au Festival Classica de Saint-Lambert

Festivals, La Scène, Musique symphonique

Varennes. Basilique Saint-Anne de Varennes. 26-V-2017. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Exultate, jubilate K.165 ; Grande messe en ut mineur K.427. Magali Simard-Galdès, soprano. Pascale Beaudin, soprano. Antonio Figueroa, ténor. Pierre-Étienne Bergeron, baryton. Société philharmonique du Nouveau-Monde (Chœur et Orchestre, Chanteurs de Sainte-Thérèse, Chœur Tremblant et Chœur classique d’Ottawa). Direction : Michel Brousseau.

DSC_1763Des coups de tonnerre ont résonné sous les voûtes de la Basilique Sainte-Anne de Varennes à la soirée inaugurale du Festival Classica, cuvée 2017. Un concert que nous qualifierons d’emblée de divin, avec au programme la Grande Messe en ut mineur de .

Précédant la pièce de résistance de la Messe, nous avons eu droit au fameux motet solo, Exultate, jubilate. Conçu d’un Allegro de fines broderies aériennes, d’un bref recitativo suivi d’un Andante gracieux, juvénile, et de son célébrissime Alleluia, un véritable feu d’artifice vocal. La battue du maestro, quoique attentif à l’équilibre voix/orchestre, est souvent soumise à la rude réverbération des lieux qui amplifie en écho la partie orchestrale, noyant ainsi la voix. La riche palette de nuances vocales de Magali Simard-Galdès et l’appétence pour ce répertoire ont été une jouissance auditive pour les mélomanes venus nombreux à ce concert.

Chef d’œuvre de la musique sacrée, la Messe en ut est restée inachevée sans que nous en connaissions les raisons. Retenons les tempi particulièrement vifs imposés par le chef , souvent d’un nervosisme exacerbé. Son interprétation prégnante et transcendante de l’œuvre (il dirige sans partition)  est corroborée par un orchestre toujours attentif et par la grande maîtrise des chœurs.

Dans la Messe en ut de Mozart le chœur est prépondérant. De plus, il demeure impressionnant par sa puissance, voire sa véhémence. Nous devons aux chœurs de la Société philharmonique du Nouveau-Monde cette étonnante énergie en communion avec leur chef et… l’esprit mozartien. Les timbres des soprani Magali Simard-Galdès et se marient particulièrement bien, tout comme ceux du ténor et du baryton .

Un chef d’œuvre inégalé servi par la grâce d’authentiques musiciens.

Crédit photographique : © Etienne Boucher Cazabon

Banniere-ClefsResmu-ok

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.