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Nielsen et Prokofiev royalement servis par Liya Petrova

À emporter, CD, Musique symphonique

Sergueï Prokofiev (1891-1953) : Concerto pour violon n° 1. Carl Nielsen (1865-1931) : Concerto pour violon. Liya Petrova, violon. Orchestre symphonique d’Odense, direction : Kriistina Poska. 1 CD Orchid Classics. Enregistré salle Carl Nielsen, Odense en juin et juillet 2017. Notice en anglais. Durée : 61:48

 

nielsen_petrovaSi l’on en croit les indications fournies par Orchid Classics, le Concerto pour violon de avec en soliste la Bulgare a été enregistré par l’ sous la baguette de l’Estonienne les 29 et 30 juin 2017, soit seulement deux jours avant l’interprétation remarquable de Jiyoon Lee avec les mêmes partenaires et pour le même label.

La lecture de rendait hommage aux qualités exceptionnelles d’une œuvre peu fréquentée et rarement appréciée du grand public. , elle aussi gagnante du Concours international de violon d’Odense 2016, propose à son tour une version remarquable où les beautés de la partition deviennent évidence et les habitudes insistantes accordées à certains traits moins flatteurs nettement atténués. L’orchestre fionien et sa cheffe conservent leurs choix esthétiques et servent au mieux le jeu de la violoniste qui insiste sur une traduction proche de l’esprit du grand concerto romantique pour violon.

Le chatoyant et passionné Concerto pour violon de Korngold fait place ici au Concerto pour violon n° 1 de achevé en 1917 (à 26 ans), soit cinq ans après la création de l’œuvre de Carl Nielsen. Plus sage que pour son travail sur le piano, Prokofiev confère au violon un chant presque ininterrompu et une ductilité appuyée. Contemporain de  la  Symphonie « Classique », le Concerto fut créé à Paris le 18 octobre 1923 par Marcel Darrieux et Serge Koussevitzky. Un Scherzo vivacissimo,  tout en humour et étincelant où le rythme s’impose jusqu’à une section où l’auteur retrouve une sonorité agressive et moqueuse, est entouré par un Andantino lyrique où s’expose le soliste qui exploite franchement de nombreuses possibilités techniques de l’instrument et un Moderato final, développant d’abord une cantilène adoucie puis nettement plus incisive menant dans les dernières mesures à une coda rappelant celle de l’Andantino.

Tout au long de la partition, le violon domine avec une sonorité pure, une ligne à la fois décidée et délicate, parfois plus colérique et provocante, toujours parfaitement maîtrisée par Liya Petrova qui signe avec ses partenaires une exécution marquante des deux concertos.

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