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À Düsseldorf, une affiche de jeunes chanteurs pour un gala d’opéra

Concerts, La Scène, Opéra

Düsseldorf. Deutsche Oper am Rhein. 23-III-2019. 10e Gala d’opéra au profit de la Fondation Allemande contre le Sida. Extraits d’opéras et d’opérettes de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Gioacchino Rossini (1792-1858), Giuseppe Verdi (1913-1901), Charles Gounod (1818-1893), Jacques Offenbach (1819-1880), Giacomo Puccini (1858-1924), Francesco Cilea (1866-1950), Franz Lehár (1870-1949), Robert Stolz (1880-1975), Ruperto Chapí (1851-1909), Pablo Sorozábal (1897-1988) et Richard Rodgers (1902-1972). Avec Federica Lombardi, Ruzan Mantashyan, Aurelia Florian et Rosa Feola, sopranos ; Tara Erraught et Angela Brower, mezzo-sopranos ; Levy Sekgapane et Yosep Kang, ténors ; Jorge Espino et Bogdan Baciu, barytons ; Bogdan Taloş, basse. Düsseldorfer Symphoniker, direction : Paolo Arrivabeni

© Tonhalle Düsseldorf / Susanne Diesner FotografieDepuis dix ans, chaque année, l’Opéra de Düsseldorf organise un gala d’opéra au profit de la Fondation allemande contre le sida. Pour cette édition anniversaire, la liste des chanteurs invités est particulièrement alléchante. 

Six chanteuses et cinq chanteurs ont été réunis à Düsseldorf pour l’occasion – pas de vedettes, mais de jeunes musiciens au talent déjà bien affirmé. Le programme, essentiellement composé de grands classiques, ne réserve certes pas de surprises. Mais le public, visiblement peu habitué à l’art lyrique, n’est certainement pas avide de raretés.

Tout commence donc par l’ouverture des Noces de Figaro, interprétée avec panache par l’ sous la baguette experte et versatile de . S’ensuit un trio extrait de Così fan tutte avant que ne débute un grand défilé d’airs. fait scintiller les vocalises de Cenerentola, Levy Segkapane enfile de brillants contre-ut dans l’air de Rodrigo extrait de l’Otello rossinien. , voix imposante, est très applaudie pour « Pace, pace », même si son interprétation manque de raffinement. Rien à redire, en revanche, quant à , rayonnante Marguerite de Gounod. révèle un superbe baryton verdien dans l’air de Renato « Alzati… Eri tu » avant qu’, mezzo chaude et lumineuse, ne nous enchante par le grand air de Niklausse extrait des Contes d’Hoffmann. Retour chez Mozart avec le fameux catalogue de Leporello, interprété avec verve par , puis avec l’air d’Elettra (Idomeneo) : vocalement sans faille, manque pourtant un peu de fureur. Puccini clôt la première partie : , prudent, apparemment en méforme, ose « E lucevan le stelle », puis nous touche droit au cœur avec sa Mimì plein de poésie.

La deuxième partie commence un peu en demi-teinte. , toujours peu raffinée, revient avec Adriana Lecouvreur. , encore plus fragile qu’avant, se fourvoie dans l’air de Riccardo extrait du Bal Masqué. Jorge Espino, tout jeune baryton membre de l’Opéra-studio de Düsseldorf, affronte le monologue de Ford : voix corsée, diction exemplaire, il ne lui manque qu’un brin de facilité dans l’aigu. Excellente, en revanche, qui présente cette fois le brillant air d’Adina de l’Elexir d’amour, tout comme , émouvante Lauretta dans « O mio babbino caro ».

Et nous voilà dans le règne de l’opérette. Aurelia Florian et se font les yeux doux en Hannah et Danilo, exhibe son aigu facile dans « Du sollst der Kaiser meiner Seele sein » de . triomphe avec un air de zarzuela (Las Hijas de Zebedeo) avant que Levy Segkapane ne marche sur les traces d’ avec « No puede ser ». Pour finir, nous enlève dans le monde de la comédie musicale avec un touchant « You’ll never walk alone ». Sous les ovations du public, la soirée se termine par « Somewhere » de .

Crédits photographiques : © Susanne Diesner

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