Carmen-banniere-728x90

La Sirène d’Auber, premier enregistrement

À emporter, CD, Opéra

Daniel-François-Esprit Auber (1782-1871) : La Sirène, opéra-comique en trois actes sur un livret de Augustin-Eugène Scribe. Avec : Jeanne Crousaud, Zerlina ; Dorothée Lorthiois, Marthéa ; Xavier Flabat, Scopetto ; Jean-Noël Teyssier, Scipion ; Jean-Fernand Setti, Le Duc de Popoli ; Benjamin Mayenobe, Nicolaio Bolbaya ; Jacques Calatayud, Pecchione. Les Métaboles (chef de chœur : Léo Warynski). Orchestre des Frivolités Parisiennes, direction : David Reiland. 1 CD Naxos. Enregistré le 26 janvier 2018 au Théâtre Impérial de Compiègne. Notice en anglais. Durée : 69:49

 

730099043670Le chant de La Sirène avait résonné la saison dernière dans une résurrection s’opérant au Théâtre Impérial de Compiègne, portée par les Frivolités Parisiennes, grands amoureux du lyrique à la française.

Interrogeons-nous sur un premier enregistrement mondial d’un ouvrage oublié du répertoire lyrique français, apparemment plus tourné vers un public anglophone au regard d’une simple notice en anglais. est pourtant l’un des plus prolifiques compositeurs d’opéras et opéras comiques du XIXe siècle, particulièrement doué pour la mélodie avec le rôle-titre de La Sirène qui en est une preuve indiscutable. Vocalises séduisantes et aériennes sont au programme dès la première ballade « Quand vient l’ombre silencieuse » pour révéler la prima donna tant recherchée par l’intendant des théâtres de Naples dans cette région des Abruzzes.

Cette renaissance lyrique se concrétise pourtant avec des moyens limités. C’est la captation de l’unique représentation de cette production au Théâtre Impérial de Compiègne qui est proposée dans ce disque. On retrouve donc la franchise élégante de l’ qui, sous la baguette de , offre un son rond vacillant au gré de l’intrigue entre différentes ambiances parfaitement caractérisées. La luminosité de la voix de (Zerlina) qui franchit avec aisance multiples contre-ré, l’assurance de (Scopetto), l’imposant baryton de (Scipion) et la folie de (l’Intendant de théâtres) complètent ce joyeux tableau.

La prise de son permet une parfaite compréhension du texte et un agréable équilibre entre les voix et l’orchestre. Mais on regrette trop souvent, et ici encore une fois, que le texte parlé qui compose en grande partie cet opéra-comique soit tout simplement coupé dans cet enregistrement.

Banniere-ClefsResmu-ok

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.