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L’art lyrique en fil rouge des Nuits Musicales en Armagnac

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Lectoure. Cour des Marronniers. 28-VII-2019. Charles Lecoq (1832-1918) : Sauvons la caisse, sur un livret de Jules de la Guette ; Frédéric Barbier (1829-1889) : Faust et Marguerite, saynète bouffe en 1 acte sur un livret de Félix Baumaine et Charles Blondelet. Mise en scène, décors et costumes : Lola Kirchner. Avec : Pierre Cussac, accordéon et arrangements ; Lara Neuman, Fille de l’air et Marguerite ; Flannan Obé, Cruchinet, Faust.

Lectoure. Cour des Marronniers. 3-VIII-2019. Louis Varney (1844-1908) : Les Mousquetaires au couvent opérette sur un livret de Paul Ferrier et Jules Prével, d’après L’Habit ne fait pas le moine d’Amable de Saint-Hilaire et Duport, adapté par Emmanuel et Jean-François Gardeil. Mise en scène : Emmanuel Gardeil. Costumes et scénographie : Madeleine Nicollas. Décors : Jean Ghilardini. Avec : Maxime Cohen, Narcisse de Brissac ; Aurélie Fargues, Marie de Pontcourlay ; Olivier Montmory, Gontran de Solanges ; Jean-François Gardeil, l’abbé Bridaine ; Marie Saadi, Simone ; Margot Fillol, Louise de Pontcourlay ; Corinne Fructus, la mère supérieure ; Angélina Warnier, Sœur Opportune ; Emmanuel Gardeil, le gouverneur. Émilie Véronèse, Piano. Chœur des Chants de Garonne. Chœur de session des Nuits Musicales en Armagnac.

Lectoure. Cour des Marronniers. 10-VIII-2019. Lyrico Cabaret, vaudeville lyrique d’Emmanuel Gardeil. Avec Clémence Garcia ; Marine Boustie ; Angélina Warnier, sopranos ; Lucile Rentz ; Faustine Gardeil, mezzo sopranos ; Emmanuel Gardeil, baryton. Chorégraphies : Faustine Gardeil. Émilie Véronèse, piano.

Fleurance. Théâtre du Méridional. 16-VIII -2019. Académie Lyrique autour de Carmen de Georges Bizet (1838-1875). Coach : Béatrice Uria-Monzon. Avec Cristelle Gouffé, Carmen ; Lisa Chaïb-Auriol, Micaëla ; Jérémie Schütz, Don José ; Antoine Foulon, Escamillo. Mise en espace : Jean-François Gardeil. Antoine Palloc et Etienne Verdet, piano à 4 mains.

Lectoure. Cour des Marronniers. 17-VIII-2019. Le Directeur de théâtre. Vaudeville lyrique d’après Der Shauspieldirektor de WA Mozart sur un livret et dans une mise en scène d’Emmanuel Gardeil. Avec : Clémence Garcia, Amélie Herz ; Corinne Fructus, Sandra Silberklang ; Julien Bréan, Bastien Buff ; Emmanuel Gardeil, le Directeur. Émilie Véronèse, piano.

Château de Lavardens. 18-VIII-2019. La voix des femmes, la création musicale au féminin. Mélodies de Maria Malibran, Pauline Viardot, Fanny Mendelssohn-Hensel, Clara Schumann, Cécile Chaminade, Alma Malher, Lili et Nadia Boulanger. Les heures claires : Aurélie Fargues ; Patricia Rondet, sopranos. Edwige Geoffroy, piano.

CarmenLa 52e édition du festival des Nuits Musicales en Armagnac, concoctée par son directeur artistique Philippe Estèphe, investissait de nouveaux lieux comme les arènes d’Eauze, le théâtre de Fleurance ou le château de Lavardens. Cette année, l’accent est mis sur l’art lyrique avec le Palazzetto Bru Zane, trois productions des Chants de Garonne, qui est la compagnie maison, et pour la première fois une académie lyrique autour de Carmen.

Hasard de la programmation ou plutôt cohérence bien pensée, selon  des styles et des aspects différents, mais toujours avec une bonne dose d’humour et beaucoup d’inventivité, les deux opéras bouffe en un acte proposés par le Palazzetto Bru Zane et les deux fantaisies lyriques des Chants de Garonne traitent sensiblement du même sujet, à savoir la difficulté de la condition d’artiste lyrique. Et ces ouvrages sont naturellement interprétés par de jeunes chanteuses et chanteurs, qui en savent quelque-chose.

Le triomphe de la belle époque

C’est dans un esprit de théâtre de tréteaux, avec un décor minimaliste, deux chanteurs et un accordéoniste, que le Palazzetto Bru Zane proposait dimanche 28 juillet deux ouvrages en un acte, Sauvons la caisse de Charles Lecocq et Faust et Marguerite de Frédéric Barbier, créés en 1871 et 1869. S’enchaînant sans autre transition qu’un changement de décor à vue, comme deux actes d’une même pièce, les deux ouvrages traitent de la condition d’artiste sous la forme réjouissante de la parodie lyrique. Avec le très talentueux et drolatique Pierre Cussac à l’accordéon, qui a transcrit et arrangé les partitions pour son instrument, dans Sauvons la caisse, la soprano Lara Neumann est irrésistible en femme de caractère dresseuse d’hommes, tandis que le ténor , hilarant en faux benêt, parvient toutefois à ses fins. Dans Faust et Marguerite, qui met en scène une querelle conjugale d’un couple de chanteurs de province, Charles Barbier s’en est donné à cœur joie dans la dérision. Les bijoux de l’air fameux sont en toc, l’irrésistible couplet de la bretelle, qui vaut le trio de l’omelette du Docteur Miracle de Bizet, révèle l’état miteux des costumes et les couplets du maquillage en disent long sur la condition des artistes sans moyens, assignés la noble mission de la démocratisation du grand opéra dans les campagnes. Le texte fort bien joué tourne à l’absurde avec une forte dose d’autodérision. C’est là le rôle de l’opéra bouffe, qui était certes destiné aux salles populaires, dont le public n’en était pas moins cultivé. Car pour apprécier la parodie, il faut connaître l’original. Tous les trois tiennent joyeusement la scène dans une mise en scène astucieuse et très rythmée de Lola Kirchner.

Grandeurs et servitudes de la vie d’artiste

Quelques jours plus tard, sur la même scène en plein air à Lectoure, ouvrant plein sud sur le plus beau des décors naturels, à savoir un magnifique panorama de la Lomagne avec les Pyrénées en fond, toujours dans un esprit de théâtre de tréteaux, avait imaginé pour sa troupe des Chants de Garonne Lyrico Cabaret, une joyeuse fantaisie lyrique, légère, loufoque et naturellement déjantée. Avec des situations improbables, des airs, duos et ensembles parodiés des plus célèbres ouvrages du répertoire, qu’il s’agisse d’opéra, d’opérettes ou de comédies musicales, le metteur en scène a imaginé un joyeux capharnaüm à partir d’une situation dramatique. Les airs connus du grand public n’ont rien de facile à interpréter d’autant plus qu’ s’est attaché à adapter des paroles en français selon un patient travail de prosodie.

Un scénario catastrophe met en scène un petit cabaret au bord de la faillite avec un directeur négligent dans ses comptes, couard et volage, craignant la visite de l’huissier, qui n’est autre que l’une de ses anciennes conquêtes. Dans ce qui est une autre « Folle journée », tout est mouvement, tourbillon et rebondissements. Les quatre chanteuses Clémence Garcia, , et bougent avec grâce et aisance en chantant parfaitement sur d’ haletantes chorégraphies réglées par cette dernière. Entrecoupés de dialogues hilarants, les airs décalés de leurs situations d’origines se suivent et se bousculent. Un tarot divinatoire appelle évidemment sur le duo des cartes de Carmen, le directeur fait enfin ses comptes sur « Cinque… dieci… venti… trenta…trentasei… quarantatré… » qui ouvre Les Noces de Figaro et la litanie interminable de ses défauts se décline sur l’air de La Périchole « Tu n’es pas beau, tu n’es pas riche… mais je t’aime brigand ». On apprécie vivement le ballet des chapeaux sur un air caustique de Figarodans le plus pur style cabaret, sans oublier un désopilant America de West side Story et un hilarant ballet de chaises à la Marlène Dietrich sur un air de La Veuve joyeuses chanté par Clémence Garcia. Dans la comédie légère, la fin est heureuse et un ultime rebondissement, aussi rocambolesque qu’invraisemblable, permet de sauver le cabaret.

Directeur de théâtre 1Burn out à l’opéra

Tout aussi déjantée, mais peut-être avec une plus grande unité musicale, est la fine adaptation du Schauspieldirektor (Le Directeur de théâtre) de Mozart qu’Emmanuel Gardeil proposait sur la même scène lectouroise. Relativement bref avec quatre airs d’origine et de longues plages de texte, l’ouvrage est méconnu. Tout en demeurant fidèle à l’esprit de la pièce, Emmanuel Gardeil a réécrit le livret en français, adaptant des paroles sur les airs de Mozart selon un bel exercice parodique d’un comique achevé. Au-delà de l’ouverture et des quatre airs initiaux, il a ajouté et mêlé d’autres airs extraits des Noces de Figaro, de Cosi fan Tutte, Don Giovanni et même Bastien et Bastienne en un habile montage formant un tout d’une belle cohérence.

Deux sopranos rivales et de tempéraments opposés sont convoquées par leur agent pour une audition devant un directeur de théâtre en panne de chanteuse pour un rôle invraisemblable et elles se retrouvent évidemment ensemble. Quiproquos, querelles, schizophrénie du directeur, burn out de l’agent, Emmanuel Gardeil s’en donne à cœur joie pour égratigner non seulement les caprices de divas, mais toutes les outrances et les travers exacerbés du monde lyrique, tout en soulignant les difficultés et les galères de ce métier. Sur scène, le piano d’ donne le ton et le rythme enlevé, tandis que mozartiennes accomplies, Clémence Garcia et se jouent avec délices des partitions de Wolfgang et révèlent un beau talent de comédiennes dans le registre comique. Du côté masculin, la basse Julien Bréan nous séduit vocalement en interprétant un agent artistique au bord de la crise de nerf, tandis qu’Emmanuel Gardeil, lui-même baryton, campe un irrésistible directeur survolté, dont les idées et les concepts se bousculent dans des méandres qu’il ne parvient plus à suivre.

Des mousquetaires à Thélème

Samedi 3 août, la troupe des Chants de Garonne reprenait Les Mousquetaires au couvent de en coproduction avec Divinopéra. À  la frontière entre l’opérette et l’opéra comique, l’ouvrage exige toutefois des chanteurs de premier ordre. Considéré comme désuet aujourd’hui, l’argument pour le moins léger s’inscrit dans le style de l’époque.

Surfant sur l’image populaire des mousquetaires, qui font partie du folklore gascon, Emmanuel et Jean-François Gardeil se sont amusés à réécrire les dialogues en alexandrins, en clin d’œil au Cyrano d’Edmond Rostand et à la saga d’Alexandre Dumas, avec un côté truculent qui ne manque pas de rappeler le sulfureux Comte Ory de Rossini. Des rimes parfois improbables peuvent tourner à de parodiques vers de mirlitons, qui n’en sont que plus drôles. Dynamique, joyeuse et rythmée, avec d’astucieuses allusions contemporaines dans les dialogues, la mise en scène convient parfaitement à cette fantaisie burlesque. Musicalement, soutenu par le piano d’, le chant comme le jeu d’acteurs est à la fête. On apprécie le côté rabelaisien de Jean-François Gardeil en abbé Bridaine, ainsi que l’élan bravache de Maxime Cohen en Brissac et la passion adolescente d’Olivier Montmory en Gontran. Du côté féminin, la Simone de brûle les planches en véritable meneuse de revue, tandis que la Louise de réjouit par sa délicieuse irrévérence et la Marie plus retenue d’ est des plus touchantes avec sa belle complainte. Désopilantes de drôlerie et avec de beaux talents d’actrices en Sœur Opportune et en mère supérieure ajoutent au côté dérisoire, tandis que le gouverneur d’Emmanuel Gardeil assume une certaine préciosité aristocratique affectée. Sans grande surprise, mais parfaitement écrite, la musique de montre une belle efficacité théâtrale avec des airs enlevés et de savoureux ensembles.

Mousquetaires au couventUne première académie lyrique

Selon sa vocation assumée d’accueillir de jeunes artistes et de leur offrir des premières scènes, le festival innovait cette année en créant une académie lyrique proposant un perfectionnement vocal et scénique à des chanteurs en début de carrière, sélectionnés, ainsi qu’à un pianiste chef de chant, au cours une semaine de résidence autour d’une œuvre du répertoire. L’académie se clôturait par deux concerts mis en espace aux arènes d’Eauze et au théâtre de Fleurance. L’ouvrage choisi était Carmen sous la direction de la mezzo , éminente spécialiste du rôle, assisté du pianiste accompagnateur et chef de chant .

Deux Carmen, Ramya Roy et Cristelle Gouffé et deux Micaëla, Lisa Chaïb-Auriol et Yuki Tsurusaki se sont partagées les deux représentations, tandis que pour Don José et pour Escamillo ont pour leur part chanté lors des deux soirées. L’accompagnement au piano était assuré à quatre mains par et Etienne Verdet et le concert comportant les airs principaux de l’ouvrage était mis en espace par Jean-François Gardeil, qui résumait l’action en regard de la nouvelle de Prosper Mérimée. À Fleurance, on a découvert la Carmen affirmée, fière, élégante, libre et dramatique à souhait de Cristelle Gouffé, qui tient ce rôle écrasant avec une belle projection vocale et une diction parfaitement compréhensible. Plus difficile à tenir scéniquement, la Micaëla de Lisa Chaïb-Auriol montre un tempérament lyrique avec une voix bien développée et touchante. Chez les hommes, campe un Don José sanguin des plus crédibles et l’Escamillo d’ est très convainquant avec une impressionnante présence scénique.

La voix des femmes

Le festival s’achevait au château de Lavardens par un récital-conférence de mélodies et lieder romantiques de compositrices par le beau trio féminin Les Heures Claires composé d’, et Edwige Geoffroy au piano. Les deux sopranos avaient composé un programme aussi poétique que raffiné où dominaient naturellement les personnalités de et , mais on retrouvait également les œuvres de , sa sœur Pauline Viardot, Cécile Chaminade, Lili et Nadia Boulanger, ainsi qu’Alma Mahler. D’une écriture élaborée sur des poèmes de Heinrich Heine, Freidrich Rückert, Marianne von Willemer, Paul Verlaine, Théophile Gauthier, Xavier de Maistre ou Francis Jammes, ces mélodies requièrent des voix virtuoses, une diction parfaite en allemand et en français, ce que possèdent parfaitement Aurélie Fargues et . Timbrées différemment, elles alternent la plupart des pièces, mais en interprètent quelques-unes à deux voix comme Le Prisonnier de et Pierre-Jean de Béranger, le superbe Schwanenlied (Chant du cygne) de Fanny Mendelssohn et Heinrich Heine ou le ravissant Suleika de la même Fanny et Marianne von Willemer. Dans une mise en espace costumée, Aurélie Fargues et présentaient à tour de rôle les pièces chantées et le parcours des compositrices, insistant sur les obstacles qu’elles ont dû franchir contre les usages et les habitudes sociales de chaque époque.

Crédits photographiques : © Alain Huc de Vaubert

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Lectoure. Cour des Marronniers. 28-VII-2019. Charles Lecoq (1832-1918) : Sauvons la caisse, sur un livret de Jules de la Guette ; Frédéric Barbier (1829-1889) : Faust et Marguerite, saynète bouffe en 1 acte sur un livret de Félix Baumaine et Charles Blondelet. Mise en scène, décors et costumes : Lola Kirchner. Avec : Pierre Cussac, accordéon et arrangements ; Lara Neuman, Fille de l’air et Marguerite ; Flannan Obé, Cruchinet, Faust.

Lectoure. Cour des Marronniers. 3-VIII-2019. Louis Varney (1844-1908) : Les Mousquetaires au couvent opérette sur un livret de Paul Ferrier et Jules Prével, d’après L’Habit ne fait pas le moine d’Amable de Saint-Hilaire et Duport, adapté par Emmanuel et Jean-François Gardeil. Mise en scène : Emmanuel Gardeil. Costumes et scénographie : Madeleine Nicollas. Décors : Jean Ghilardini. Avec : Maxime Cohen, Narcisse de Brissac ; Aurélie Fargues, Marie de Pontcourlay ; Olivier Montmory, Gontran de Solanges ; Jean-François Gardeil, l’abbé Bridaine ; Marie Saadi, Simone ; Margot Fillol, Louise de Pontcourlay ; Corinne Fructus, la mère supérieure ; Angélina Warnier, Sœur Opportune ; Emmanuel Gardeil, le gouverneur. Émilie Véronèse, Piano. Chœur des Chants de Garonne. Chœur de session des Nuits Musicales en Armagnac.

Lectoure. Cour des Marronniers. 10-VIII-2019. Lyrico Cabaret, vaudeville lyrique d’Emmanuel Gardeil. Avec Clémence Garcia ; Marine Boustie ; Angélina Warnier, sopranos ; Lucile Rentz ; Faustine Gardeil, mezzo sopranos ; Emmanuel Gardeil, baryton. Chorégraphies : Faustine Gardeil. Émilie Véronèse, piano.

Fleurance. Théâtre du Méridional. 16-VIII -2019. Académie Lyrique autour de Carmen de Georges Bizet (1838-1875). Coach : Béatrice Uria-Monzon. Avec Cristelle Gouffé, Carmen ; Lisa Chaïb-Auriol, Micaëla ; Jérémie Schütz, Don José ; Antoine Foulon, Escamillo. Mise en espace : Jean-François Gardeil. Antoine Palloc et Etienne Verdet, piano à 4 mains.

Lectoure. Cour des Marronniers. 17-VIII-2019. Le Directeur de théâtre. Vaudeville lyrique d’après Der Shauspieldirektor de WA Mozart sur un livret et dans une mise en scène d’Emmanuel Gardeil. Avec : Clémence Garcia, Amélie Herz ; Corinne Fructus, Sandra Silberklang ; Julien Bréan, Bastien Buff ; Emmanuel Gardeil, le Directeur. Émilie Véronèse, piano.

Château de Lavardens. 18-VIII-2019. La voix des femmes, la création musicale au féminin. Mélodies de Maria Malibran, Pauline Viardot, Fanny Mendelssohn-Hensel, Clara Schumann, Cécile Chaminade, Alma Malher, Lili et Nadia Boulanger. Les heures claires : Aurélie Fargues ; Patricia Rondet, sopranos. Edwige Geoffroy, piano.

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