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Révélation lyrique avec le premier récital de Benjamin Bernheim

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Jules Massenet (1842-1912) : « Toute mon âme est là ! Pourquoi me réveiller, ô souffle du printemps » extrait de Werther, « Instant charmant … En fermant les yeux » extrait de Manon ; Gaetano Donizetti (1797-1848) : « Una furtiva lagrima » extrait de L’elisir d’amore, « Tombe degli avi miei … Fra poco a me ricovero » extrait de Lucia di Lammermoor ; Charles Gounod (1818-1893) : « L’amour ! L’amour ! … Ah ! Lève-toi, soleil ! » extrait de Roméo et Juliette, « Salut ! Demeure chaste et pure » extrait de Faust ; Giuseppe Verdi (1813-1901) : « Lunge da lei per me non v’ha diletto … De’ miei bollenti spiriti » extrait de La Traviata, « Ella mi fu rapita … Parmi veder le lagrime » extrait de Rigoletto, « Oh! fede negar potessi … Quando le sere al placido » extrait de Luisa Miller ; Pyotr Ilyitch Tchaikovsky (1840-1893) : « Kuda, kuda, kuda vi udalilis » extrait de Eugène Onéguine ; Benjamin Godard (1849-1895) : « Ah ! de tous mes espoirs … Tout est fini pour moi sur la terre » extrait de Dante ; Hector Berlioz (1803-1869) : « Nature immense, impénétrable et fière » extrait de La Damnation de Faust ; Giacomo Puccini (1858-1924) : « Che gelida manina! » extrait de La Bohème. Benjamin Bernheim, ténor. PKF – Prague Philharmonia, direction : Emmanuel Villaume. 1 CD Deutsche Grammophon 483 6078. Notice de présentation trilingue (anglais, allemand, français). Durée : 63:17

 

Les Clefs d'or

Élégance des phrasés, beauté caressante du timbre, diction exemplaire. a tout pour s’affirmer comme un des grands ténors de la nouvelle génération.
BB
Cela faisait quelques années que nos colonnes avaient repéré cet astre à venir. Héros tout récemment d’une intégrale discographique de premier plan, le lumineux nous arrive aujourd’hui dans ce qui se présente bel et bien comme une consécration, un disque récital pour un des labels les plus prestigieux.

Le public ne sera pas déçu, même si le programme ne brille pas par son originalité. Hormis le rarissime « Tout est fini pour moi sur la terre » extrait du Dante de , tous les airs du CD ont été enregistrés maintes fois par les grands ténors du présent et du passé.

On écoutera donc plutôt cet album comme la carte de visite d’un jeune artiste, qu’on rêve d’entendre un jour en live dans chacun de ces différents emplois. Faust, Roméo, Werther sont déjà les rôles d’élection d’un ténor dont on ne sait s’il faut d’abord admirer la beauté et la chaleur d’un timbre caressant, l’égalité des registres ou la perfection de la diction. Vous pensiez connaître par cœur le rêve de Des Grieux ? Vous aurez l’impression de l’entendre pour la première fois, et cette fois-ci en y croyant pour de bon. Même remarque pour un Werther torturé par ses sentiments, pour un Roméo réellement amoureux, pour un Faust véritablement épris. Ce miracle de classe et d’élégance vocale vaut également pour les airs italiens. Si le Duc de Rigoletto et Alfredo de La Traviata correspondent idéalement aux moyens actuels de ce ténor à l’instrument encore essentiellement lyrique, et qui ne fait qu’une bouchée des grands airs de Lucia et de L’elisir, Rodolfo de Luisa Miller laisse déjà entrevoir pour les années à venir la possibilité d’emplois un peu plus lourds. Mais qu’on ne se presse pas ! On préférera pour le moment, issu d’un tel gosier, le Faust de Gounod à celui de Berlioz. Autre surprise à laquelle on ne s’attendait guère, la beauté du russe de l’air de Lenski, d’un romantisme à toute épreuve. Et que dire de cet air de Godard, qui exprime en plus, au-delà de cette diction de rêve, une réelle urgence et un véritable élan dramatique. L’orchestre PKF – Prague Philharmonia, sous la baguette experte d’, apporte tout son soutien à un projet qui, bien plus que la présentation d’un artiste prometteur, propose une galerie de portraits de héros romantiques en diable, qui bouleversent les canons de la convention et de la tradition. Qu’on se le dise, une nouvelle étoile vient de naître.

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Jules Massenet (1842-1912) : « Toute mon âme est là ! Pourquoi me réveiller, ô souffle du printemps » extrait de Werther, « Instant charmant … En fermant les yeux » extrait de Manon ; Gaetano Donizetti (1797-1848) : « Una furtiva lagrima » extrait de L’elisir d’amore, « Tombe degli avi miei … Fra poco a me ricovero » extrait de Lucia di Lammermoor ; Charles Gounod (1818-1893) : « L’amour ! L’amour ! … Ah ! Lève-toi, soleil ! » extrait de Roméo et Juliette, « Salut ! Demeure chaste et pure » extrait de Faust ; Giuseppe Verdi (1813-1901) : « Lunge da lei per me non v’ha diletto … De’ miei bollenti spiriti » extrait de La Traviata, « Ella mi fu rapita … Parmi veder le lagrime » extrait de Rigoletto, « Oh! fede negar potessi … Quando le sere al placido » extrait de Luisa Miller ; Pyotr Ilyitch Tchaikovsky (1840-1893) : « Kuda, kuda, kuda vi udalilis » extrait de Eugène Onéguine ; Benjamin Godard (1849-1895) : « Ah ! de tous mes espoirs … Tout est fini pour moi sur la terre » extrait de Dante ; Hector Berlioz (1803-1869) : « Nature immense, impénétrable et fière » extrait de La Damnation de Faust ; Giacomo Puccini (1858-1924) : « Che gelida manina! » extrait de La Bohème. Benjamin Bernheim, ténor. PKF – Prague Philharmonia, direction : Emmanuel Villaume. 1 CD Deutsche Grammophon 483 6078. Notice de présentation trilingue (anglais, allemand, français). Durée : 63:17

 
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