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La légende napoléonienne selon Les Lunaisiens

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Joseph-David Buhl (1781-1860) : Fanfare « à l’étendard » ; Sonnerie « pour éteindre les feux » ; Adagio et Polonaise. Émile Debraux (1796-1831) : Te Souviens-tu. Hortense de Beauharnais (1783-1837) : Adieux d’une Mère à son fils. Anonymes : Les Pommes de Terre ; Complainte de la Machine Infernale ; Le Sacre de Napoléon ; Chanson de l’Oignon ; Le Conscrit. Chansonnier Poirier : Les Français au Général Bonaparte. Chansonnier du Royaliste : Les Mérites de Bonaparte. Giovanni Paisiello (1740-1816) : Marche du Premier Consul. Loïsa Puget (1810-1889) : Les Pupilles de la Garde. Pierre-Jean de Béranger (1780-1857) : Le Roi d’Yvetot ; Les Souvenirs du Peuple ; Sainte-Hélène. Delmasse : La Campagne de Russie. Luigi Cherubini (1760-1842) : Pas redoublé n° 4 ; Marche n° 2. Chansonnier Déméry : Le Tombeau de Joséphine. Chansonnier impérial : La Bataille de Waterloo. Sabine Devielhe, soprano ; Les Cuivres romantiques ; Les Lunaisiens, direction : Arnaud Marzorati. 1 CD Muso. Enregistré à l’Amphithéâtre de la Cité de la Musique-Philharmonie de Paris en décembre 2020. Notice en français et en anglais. Durée : 62:28

 

Napoléon en chansons : voilà comment synthétiser en quelques mots la nouvelle proposition discographique « Sainte-Hélène, la légende napoléonienne » des Lunaisiens, qui continuent leur route artistique autour de la chanson historique. Une occasion idéale pour en cette année commémorative.

Nous sommes désormais coutumiers des chansons historiques que font revivre souvent en écho avec notre actualité contemporaine, comme cela fut le cas pour leur précédente proposition « Votez pour moi », sortie à l’occasion des dernières élections présidentielles. Aujourd’hui, le bicentenaire de la mort de l’Empereur des Français à Sainte-Hélène est une nouvelle occasion pour cet ensemble atypique d’un témoignage historique en musique, avec dans l’idée constante, ici comme dans leurs précédents enregistrements, que la chanson française est « une arme efficace pour faire de la politique ».

En effet, l’intérêt de ce disque est d’abord historique plutôt que musical. Cette programmation pourrait d’ailleurs être mieux mise en relief sur une scène. l’attestait d’ailleurs lors d’un entretien : « la théâtralité et la déclamation priment avant la qualité purement vocale ». Pourtant, en intégrant la musique de salon, c’est le raffinement vocal à la française que déploie accompagnée de et de son piano à queue Erard de 1802 dans la romance Adieux d’une Mère à son fils mise en musique par Hortense de Beauharnais (1783-1837) et dans la romance de Loïsa Puget intitulée Les Pupilles de la Garde.

Défendu ardemment par un trio vocal masculin « incarnant les compagnons de Napoléon », le reste de la sélection s’inscrit dans le répertoire de la chanson populaire des chansonniers de l’époque, du chansonnier Poirier (Les Français au Général Bonaparte), au chansonnier du Royaliste (Les Mérites de Bonaparte) en passant par le chansonnier Déméry (Le Tombeau de Joséphine) et le chansonnier impérial (La Bataille de Waterloo). C’est un véritable livre d’histoire, autant musical que subjectif, entre propagande et censure, qu’a concocté Arnaud Marzorati avec cette « légende napoléonienne ».

Sur le plan purement musical, l’intérêt se trouve surtout dans l’instrumentation choisie avec des trompettes naturelles de cavalerie réalisée par Patrick Fraize en 2018 et 2019 d’après les deux instruments d’Honneur de Lucien Joseph Raoux datant de 1800 et exposés au Musée de l’armée ; la copie d’un serpent d’un anonyme français du XVIIIe siècle par Stephan Berger en 2018 ; l’orgue de barbarie de Thibouville-Lamy, soit un Organina de 24 touches de 1895 et plusieurs instruments de la collection du Musée de la musique de la Philharmonique tels que deux trompettes naturelles de forme circulaire, deux trompettes naturelles de forme demi-lune, et trois cors naturels. La volonté des Cuivres Romantiques est ici de refaire sonner les couleurs de la fanfare de la Garde consulaire puis impériale, et des autres ensembles régimentaires. Encore une démarche historique donc.

Lire aussi :

L’exil de Napoléon en musique et en paroles aux Invalides

 

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Joseph-David Buhl (1781-1860) : Fanfare « à l’étendard » ; Sonnerie « pour éteindre les feux » ; Adagio et Polonaise. Émile Debraux (1796-1831) : Te Souviens-tu. Hortense de Beauharnais (1783-1837) : Adieux d’une Mère à son fils. Anonymes : Les Pommes de Terre ; Complainte de la Machine Infernale ; Le Sacre de Napoléon ; Chanson de l’Oignon ; Le Conscrit. Chansonnier Poirier : Les Français au Général Bonaparte. Chansonnier du Royaliste : Les Mérites de Bonaparte. Giovanni Paisiello (1740-1816) : Marche du Premier Consul. Loïsa Puget (1810-1889) : Les Pupilles de la Garde. Pierre-Jean de Béranger (1780-1857) : Le Roi d’Yvetot ; Les Souvenirs du Peuple ; Sainte-Hélène. Delmasse : La Campagne de Russie. Luigi Cherubini (1760-1842) : Pas redoublé n° 4 ; Marche n° 2. Chansonnier Déméry : Le Tombeau de Joséphine. Chansonnier impérial : La Bataille de Waterloo. Sabine Devielhe, soprano ; Les Cuivres romantiques ; Les Lunaisiens, direction : Arnaud Marzorati. 1 CD Muso. Enregistré à l’Amphithéâtre de la Cité de la Musique-Philharmonie de Paris en décembre 2020. Notice en français et en anglais. Durée : 62:28

 
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