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Michael Spyres : baryton ou ténor ?

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Airs de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Idomeneo ; Le Nozze di Figaro ; Don Giovanni. Etienne-Nicolas Méhul (1763-1817) : Ariodant. Gaspare Spontini (1774-1851) : La Vestale. Gioachino Rossini (1792-1868) : Il Barbiere di Siviglia ; Otello. Adolphe Adam (1803-1856) : Le Postillon de Longjumeau. Gaetano Donizetti (1797-1848) : La Fille du regiment. Giuseppe Verdi (1813-1901) : Il Trovatore. Ambroise Thomas (1811-1896) : Hamlet. Jacques Offenbach (1819-1880) : Les Contes d’Hoffmann. Richard Wagner (1813-1883) : Lohengrin. Ruggero Leoncavallo (1857-1919) : Pagliacci. Franz Lehar (1870-1948) : Die lustige Witwe. Maurice Ravel (1875-1937) : L’Heure espagnole. Carl Orff (1895-1982) : Carmina Burana. Erich Wolfgang Korngold (1897-1957) : Die tote Stadt. Michael Spyres, baryténor ; Chœur de l’Opéra National du Rhin ; Orchestre Philharmonique de Strasbourg, direction : Marko Letonja. 1 CD Erato. Enregistré du 25 au 29 aout et du 14 au 15 octobre 2020 au Palais de la Musique de Strasbourg. Notice trilingue : anglais-français-allemand. Durée : 84:30

 

Avec ce nouvel enregistrement « Baryténor » n’en finit pas nous étonner par son exceptionnelle facilité vocale lui permettant d’assumer indifféremment tous les emplois de ténor ou de baryton, de Mozart à Korngold.

Particularité vocale rare, mais non exceptionnelle comme nous le rappelle dans une notice où sont évoqués nombre de « baryténors » qui ont marqué l’histoire du chant, de l’opéra baroque à nos jours…. Il s’agit en fait de voix centrale, anciennement appelée « taille », dotée d’un grave profond (« basse taille » ou baryton) et d’aigus lumineux (« haute taille » ou ténor), bénéficiant d’un large ambitus (3 octaves pour ) dont on peut rapprocher les barytons Verdi et les barytons Martin, dotés également d’aigus faciles, plus ou moins puissants. Mais ce large ambitus autorise-t-il autant d’aisance dans les deux tessitures ? Ce florilège d’airs d’opéra, avec lequel il a donné un concert en novembre à Strasbourg, nous fournit une esquisse de réponse.

Si l’on est d’emblée séduit par le timbre, la technique, la puissance, la diction et la souplesse de la ligne, il faut bien reconnaitre que la voix ne semble pas aussi épanouie et homogène dans les deux tessitures. Dans les airs de ténor : « Fuor del mar » (Idomeneo), « ô Dieux ! Ecoutez ma prière » (Ariodant), « Qu’ai-je vu ? » (La Vestale), « Mes amis, écoutez l’histoire » (Le Postillon de Longjumeau), « Ah ! mes amis, quel jour de fête » (La Fille du régiment), le chant parfois se tend dans le haut du registre, les aigus se serrent, tandis qu’apparait un léger vibrato serré mal contenu. A l’inverse les airs de baryton rayonnent de facilité, de legato, d’aigus filés nous paraissant en général plus convaincants qu’il s’agisse de l’air du Comte Almaviva : « Hai gia vinta la causa » des Noces, de la sérénade de Don Giovanni : « Deh, vieni alla fenestra », ou de celui du Comte de Luna du Trouvère : « Il balen del suo sorriso ». Pagliacci de Leoncavallo, La Veuve joyeuse de Lehár ou Carmina Burana de Orff confirment largement cette préférence.

Cet excellent enregistrement, admirablement soutenu par à la tête de l’, permettra à chacun de se faire une opinion…

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Airs de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Idomeneo ; Le Nozze di Figaro ; Don Giovanni. Etienne-Nicolas Méhul (1763-1817) : Ariodant. Gaspare Spontini (1774-1851) : La Vestale. Gioachino Rossini (1792-1868) : Il Barbiere di Siviglia ; Otello. Adolphe Adam (1803-1856) : Le Postillon de Longjumeau. Gaetano Donizetti (1797-1848) : La Fille du regiment. Giuseppe Verdi (1813-1901) : Il Trovatore. Ambroise Thomas (1811-1896) : Hamlet. Jacques Offenbach (1819-1880) : Les Contes d’Hoffmann. Richard Wagner (1813-1883) : Lohengrin. Ruggero Leoncavallo (1857-1919) : Pagliacci. Franz Lehar (1870-1948) : Die lustige Witwe. Maurice Ravel (1875-1937) : L’Heure espagnole. Carl Orff (1895-1982) : Carmina Burana. Erich Wolfgang Korngold (1897-1957) : Die tote Stadt. Michael Spyres, baryténor ; Chœur de l’Opéra National du Rhin ; Orchestre Philharmonique de Strasbourg, direction : Marko Letonja. 1 CD Erato. Enregistré du 25 au 29 aout et du 14 au 15 octobre 2020 au Palais de la Musique de Strasbourg. Notice trilingue : anglais-français-allemand. Durée : 84:30

 
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