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Kaléidoscope musical avec Fatma Said

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Joaquín Nin (1879-1949) : « Minué Cantado ». Jules Massenet (1842-1912) : « Obéissons quand leur voix appelle » extrait de Manon. André Messager (1853-1929) et Paul Lacôme d’Estalenx (1838-1920) : « Il est dans les nuits espagnoles » extrait de La Fiancée en Loterie. Oscar Strauss (1870-1954) : « Je t’aime quand même » extrait des Trois Valses. Johann Strauss II (1825-1899) : « Ich spür es… das Wiener Blut » extrait de Wiener Blut. Franz Lehár (1870-1948) : « Meine Lippen sie küssen so heiß » extrait de Giuditta. Jacques Offenbach (1819-1880) : « Belles nuits, ô nuits d’amour » extrait des Contes d’Hoffmann. Charles Gounod (1818-1893) : « Ah ! Je veux vivre dans le rêve » extrait de Roméo et Juliette. Gerónimo Giménez (1854-1923) : « La tarántula é un bicho mú malo » extrait de La Tempranica. Frederick Loewe (1901-1988) : « I could have danced all night » extrait de My Fair Lady. Friedrich Schröder (1910-1972) : « Ich tanze mit dir in den Himmel hinein » extrait de Sieben Ohrfeigen. Irving Berlin (1888-1989) : « Cheek to cheek » extrait du film Top Hat. Kurt Weill (1900-1950) : Youkali extrait du film Marie-Galante. Carlos Garde (1890-1935) : « Por una cabeza » extrait du film Tango Bar. Ángel Villoldo (1861-1919) : « Ad Ay Sa’ab ». Astor Piazzola (1921-1992) : « Yo soy María » extrait de María de Buenos Aires ; « J’oublie » (Oblivion). Serge Gainsbourg (1928-1991) : La Javanaise. Gino Paoli (né en 1934) : « Senza Fine ». George Robert Merrill (né en 1956) et Shannon Rubicam (née en 1951) : « I Wanna Dance with Somebody » (Who Loves Me). Fatma Said, soprano ; Marianne Crebassa, mezzo-soprano ; David Bergmüller, luth ; Lucienne Renaudin Vary, trompette ; Rageed William, nay ; Tim Allhoff, piano ; Henning Sieverts, contrebasse ; Heinrich Köbberling, tambours et percussion ; Philip Krause, percussion ; Christian Gerber, bandonéon ; Quinteto Ángel ; Vision String Quartet ; Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, direction : Sascha Goetzel. 1 CD Warner Classics. Enregistré en juin 2021 à l’Auditorium Rainier III de Monaco. Notice en anglais, français et allemand. Durée : 68:28

 

Dans un programme éminemment éclectique, fait à nouveau preuve de ses qualités vocales et musicales, et surtout de sa versatilité. Une artiste aux mille possibilités.

Son premier récital nous avait franchement convaincus. Autant pour les qualités intrinsèques de la voix de , que pour l’art avec lequel elle mettait en avant les différents types d’interaction entre les répertoires français, espagnol et arabe. Dans ce programme intitulé « Kaléidoscope », la jeune chanteuse égyptienne va plus loin encore dans l’éclectisme et le mélange des genres. C’est ainsi dans pas moins de six langues que donne un aperçu de ce qui constitue la quasi totalité des répertoires vocaux qu’il est possible d’aborder : l’opéra, l’opérette, la zarzuela, la comédie musicale, la chanson, le tango, la pop, le jazz et le swing. Au risque peut-être d’y perdre son identité ?

Qu’on se rassure, Fatma Said sort triomphante de ces multiples défis. Les moyens sont bel et bien ceux d’un authentique soprano lyrique colorature, qui ne fait qu’une bouchée des vocalises de la Juliette de Gounod ou des suraigus de la Manon de Massenet. L’instrument est doté par ailleurs de couleurs voluptueuses qui le rend idéal pour la Giulietta d’Offenbach – très belle barcarolle en compagnie de – ou le Schmalz de l’opérette viennoise : le legato de « Wiener Blut » n’a rien à envier à celui de Schwarzkopf. Pour le reste, on répondra que pour une fois il est juste de dire que « qui peut le plus, peut le moins ». Les pages plus populaires ne sont jamais surchantées, et à chaque fois la jeune soprano sait trouver pour le morceau qu’elle interprète le style approprié et le ton juste. À tous ceux qui pourraient se perdre dans un tel programme aussi décousu, Fatma Said répond que le fil conducteur se trouve dans les références à l’univers de la danse, qui font que valses, tangos, tarentelles et javanaise se succèdent dans la plus grande cohérence, et cela pour le bonheur de tous. On notera en plus la qualité et la sobriété des accompagnements, à chaque fois adaptés au type de musique représenté sur cet original et attachant album.

Au final, on ne saura pas véritablement qui est Fatma Said, et encore moins vers quelles voies sa carrière va se tourner. On gardera en tout cas l’impression d’une artiste aux mille possibilités, pour qui le cross-over semble être une seconde nature.

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Joaquín Nin (1879-1949) : « Minué Cantado ». Jules Massenet (1842-1912) : « Obéissons quand leur voix appelle » extrait de Manon. André Messager (1853-1929) et Paul Lacôme d’Estalenx (1838-1920) : « Il est dans les nuits espagnoles » extrait de La Fiancée en Loterie. Oscar Strauss (1870-1954) : « Je t’aime quand même » extrait des Trois Valses. Johann Strauss II (1825-1899) : « Ich spür es… das Wiener Blut » extrait de Wiener Blut. Franz Lehár (1870-1948) : « Meine Lippen sie küssen so heiß » extrait de Giuditta. Jacques Offenbach (1819-1880) : « Belles nuits, ô nuits d’amour » extrait des Contes d’Hoffmann. Charles Gounod (1818-1893) : « Ah ! Je veux vivre dans le rêve » extrait de Roméo et Juliette. Gerónimo Giménez (1854-1923) : « La tarántula é un bicho mú malo » extrait de La Tempranica. Frederick Loewe (1901-1988) : « I could have danced all night » extrait de My Fair Lady. Friedrich Schröder (1910-1972) : « Ich tanze mit dir in den Himmel hinein » extrait de Sieben Ohrfeigen. Irving Berlin (1888-1989) : « Cheek to cheek » extrait du film Top Hat. Kurt Weill (1900-1950) : Youkali extrait du film Marie-Galante. Carlos Garde (1890-1935) : « Por una cabeza » extrait du film Tango Bar. Ángel Villoldo (1861-1919) : « Ad Ay Sa’ab ». Astor Piazzola (1921-1992) : « Yo soy María » extrait de María de Buenos Aires ; « J’oublie » (Oblivion). Serge Gainsbourg (1928-1991) : La Javanaise. Gino Paoli (né en 1934) : « Senza Fine ». George Robert Merrill (né en 1956) et Shannon Rubicam (née en 1951) : « I Wanna Dance with Somebody » (Who Loves Me). Fatma Said, soprano ; Marianne Crebassa, mezzo-soprano ; David Bergmüller, luth ; Lucienne Renaudin Vary, trompette ; Rageed William, nay ; Tim Allhoff, piano ; Henning Sieverts, contrebasse ; Heinrich Köbberling, tambours et percussion ; Philip Krause, percussion ; Christian Gerber, bandonéon ; Quinteto Ángel ; Vision String Quartet ; Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, direction : Sascha Goetzel. 1 CD Warner Classics. Enregistré en juin 2021 à l’Auditorium Rainier III de Monaco. Notice en anglais, français et allemand. Durée : 68:28

 
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