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Guintche, solo uppercut de Marlene Monteiro Freitas

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Centre Pompidou, Paris. 29-IX-22. En coréalisation avec le Festival d’Automne. Marlene Monteiro Freitas : Guintche (live version). Chorégraphie et interprétation : Marlene Monteiro Freitas. Musique : Henri « Cookie » Lesguillier et Simon Lacouture (tambours), Johannes Krieger (trompette, extrait de Rotcha Scribida d’Amândio Cabral), Otomo Yoshihide (extrait d’un solo de guitare), Anatol Waschke (shrapnel). Son : Rui Antunes. Lumières : Yannick Fouassier. Scénographie : Yannick Fouassier et Marlene Monteiro Freitas. Costumes : Marlene Monteiro Freitas

Premier spectacle du Portrait consacré par le Festival d’Automne à , Guintche (live version) réactive au Centre Pompidou un solo créé en 2010 avec deux musiciens sur scène. La musique est d’ailleurs le fil rouge de ce Portrait qui permettra de voir ou revoir sept spectacles de la chorégraphe cap-verdienne et portugaise.

Entre boxe et cirque, clown et gymnastique, Marlène Monteiro Freitas fait subtilement feu de tous les langages corporels pour ce solo expressionniste et grinçant. Elle est accompagnée pour cette version « live » de deux batteurs virtuoses, et . Guintche est un mot créole ou cap-verdien, le pays d’origine de , désignant « un oiseau, le nom d’une prostituée ou, qui sait, une attitude ». Un mot intraduisible qui permet à la chorégraphe et danseuse d’endosser toutes les personnalités.

Sur un rythme effréné de samba, un boa autour des hanches, la performeuse grimace son visage couvert de maquillage multicolore, comme derrière un masque. Les fards fondent au fur et à mesure du solo et des bouts d’objet tombent de sa bouche, qui déborde, bave et éructe. Créé en 2010, Guintche contient en germe les caractéristiques des spectacles suivants de la chorégraphe cap-verdienne, comme Mal embriaguez divina, Jaguar ou Bacchantes : grimaces appuyées, gestes saccadés, rythme infernal.

Dégagée de son carcan de carnaval, elle endosse tour le rôle du clown, de la boxeuse et de la gymnaste, fruit d’une observation minutieuse du langage corporel de ces professions : le salut de la gymnaste avant son enchaînement, le jeu de dupes du clown, le râtelier qui protège les dents et la serviette que l’on tapote doucement autour du cou de la boxeuse. Si ces détails sont naturalistes, la pièce ne l’est pas, loin de là. C’est une impression d’excentricité et de trop-plein qui déborde de ce solo exubérant et fantasque.

Crédits photographiques : © Bob Lima

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Centre Pompidou, Paris. 29-IX-22. En coréalisation avec le Festival d’Automne. Marlene Monteiro Freitas : Guintche (live version). Chorégraphie et interprétation : Marlene Monteiro Freitas. Musique : Henri « Cookie » Lesguillier et Simon Lacouture (tambours), Johannes Krieger (trompette, extrait de Rotcha Scribida d’Amândio Cabral), Otomo Yoshihide (extrait d’un solo de guitare), Anatol Waschke (shrapnel). Son : Rui Antunes. Lumières : Yannick Fouassier. Scénographie : Yannick Fouassier et Marlene Monteiro Freitas. Costumes : Marlene Monteiro Freitas

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