Espace et mobilité à la Fondation Louis Vuitton
La fondation Vuitton fête les 100 ans de la venue d’Alexander Calder en France au sein d’une rétrospective foisonnante, « Calder Rêver en équilibre », où mobiles et stabiles du plasticien américain voisinent ses propres toiles et celles de ses contemporains (Léger, Miro, Hélio, Mondrian, etc.) qui ont compté dans le parcours de l’artiste.
En écho à l’exposition, les visiteurs sont invités à descendre dans l’Auditorium où quatre sets de percussions quasi identiques (claviers, bois, peaux et métaux) sont disposés en étoile autour de la sculpture métallique rouge Chef d’orchestre, spécialement créée par Calder en 1964 pour être jouée. Le compositeur Earle Brown a relevé le défi avec Calder Piece (1966), une performance de 25 minutes entre l’écrit et le non-écrit réunissant quatre percussionnistes de renom, Adélaïde Ferrière, Vanessa Porter, Emmanuel Jacquet et Rodolphe Théry. Au rythme d’une exécution par heure, l’œuvre est entendue douze fois durant les deux journées festives des 20 et 21 juin.
« D’al niente al niente », la pièce d’Earle Brown explore toutes les potentialités sonores des instruments sous une grande variété de baguettes, entre matité du son et résonance, constellations légères et brusques déferlements des peaux. À plusieurs reprises, les interprètes quittent leur set de percussions pour aller « jouer » la sculpture mobile, moment d’improvisation collective autour du mobile où fusionnent, dans un même geste artistique, dimensions plastique et sonore. (MT)

Crédits photographiques © 2026 Calder Foundation, New York / ADAGP, Paris © Fondation Louis Vuitton / Jules Hidrot













